Une grosse en sursis

J’ai mis du temps à m’avouer que j’étais grosse. Je boudais la balance, rechignais à me regarder dans le miroir et je continuais de manger chaque fois que j’éprouvais un besoin de réconfort. Il s’est écoulé des années avant que je ne comprenne que moi seule pouvait reprendre mon corps et mes habitudes en main. Et aujourd’hui je suis pleinement consciente que malgré mes efforts et mes victoires, ces kilos en trop ne seront jamais derrière moi.

Décembre 2015, ma balance m’affiche le chiffre « alarmant » de 83. Je suis essoufflée quand je rentre des poubelles et j’ai la boule au ventre à l’idée qu’on me propose de randonner samedi prochain. 83 kilos, je suis en état d’obésité modéré. C’est pas moi qui le dit, c’est mon IMC. Car être obèse, impossible de me l’avouer, je fais un déni. Pourtant, 1er janvier 2016, je me dis qu’il est temps de se reprendre en main, de ne plus se laisser aller ainsi, de ne plus continuer à laisser les kilos indéfiniment s’installer. Il est temps de changer mon corps pour espérer changer de vie.

Au début de ma démarche, j’ai parfaitement conscience que je ne suis pas en train d’entreprendre un régime. Les régimes, je le sais, ça ne fonctionne pas. On perd du poids parce qu’on se restreint drastiquement, pendant un certain temps. Après, on fini par remarcher dans ses mauvaises habitudes qui nous reconduiront au point de départ. Indéniablement. Je veux changer radicalement : revoir les bases de mon alimentation et tenter de prendre goût au sport. Je sais que je suis partie pour une surveillance alimentaire qui durera certainement toute ma vie.

Les premières semaines, je suis portée par la motivation. J’apporte mon Tupperware de soupe au chou lors d’une soirée raclette. Les pâtes et les biscuits ont disparu de mes placards. Je ne touche plus à l’alcool pendant plus de 6 mois. Le chocolat ne me manque pas. Je découvre de nouvelles recettes avec les légumes pour base d’inspiration. J’ouvre les portes d’un univers complètement méconnu auparavant : celui de la nutrition. J’apprécie différemment, je mange autrement et je culpabilise au moindre écart.

Adieu les biscuits, le chocolat et le comté ?

Réapprendre à manger m’aura permis de constater deux grandes choses à propos de moi. La première : pire que de « souffrir » de gourmandise démesurée, j’ai de grosses lacunes alimentaires qui remontent à mon enfance. Je grignote en cuisinant, j’aime beaucoup trop le fromage, les pâtes (surtout les tortellinis), les quiches, les gâteaux, le sucre, le beurre et surtout, je ne raffole pas du tout des légumes. La seconde chose, c’est que j’ai un métabolisme économe qui ne consomme pas beaucoup et stocke en conséquence. Je préfère d’ailleurs le décrire comme « métabolisme de merde », si tu me le permets. 

Toutefois, l’année 2016 écoulée me fait prendre conscience que je ne peux tenir l’endurance. Je réintègre dans mon alimentation de plus en plus de choses que je m’interdisais avant. Je me fais parfois plaisir à l’extrême, et sans culpabiliser, lors de diners. Petit à petit, sans oser me l’avouer, je sais que je frôle avec la reprise des mauvaises habitudes que j’essaie pourtant d’enterrer.

Des mauvaises habitudes qui reviennent progressivement

Alors je me sens parfois comme une ancienne alcoolique qui, pour ne pas replonger, doit ne plus jamais boire goûte d’alcool. J’ai cette impression que je ne peux plus me permettre de manger de biscuits, chocolat, plats de pâtes ou pâtisseries, sans quoi ma dépendance se réinstallerait. Et avec elle les kilos superflus. Me remettre à grossir constamment, sans être en mesure de freiner ce fléau, voilà ma plus présente phobie.

Je l’ai constaté cet été.

Deux mois à mettre de côté mes frustrations, à siroter des mojitos, à profiter des barbecues, des glaces artisanales et des tartes salées. Deux mois, deux kilos.

Alors, deux kilos, ce n’est certes pas grand chose. C’est même trois fois rien. Mais c’est quand même un pas en arrière qui me fait prendre conscience que je n’ai plus le choix. Que je ne peux définitivement pas manger n’importe quoi.

Octobre 2017, ma balance me gratifie d’un 64 kilos. Ouf. Je rentame la décente à nouveau motivée. Je me sens bien, je me sens mieux. Mais au fond de moi réside cette sensation d’être une grosse en sursis. De constamment être en conflit avec moi même, à chaque repas, à chaque bouchée, à chaque envie de sucré. Parce qu’il y a ce passé d’obèse qui n’est pas loin derrière moi, et ce futur que j’ai envie d’apprécier.

Ce futur qui se dessine sous la forme d’un corps que je ne veux plus trimbaler et que j’ai enfin envie d’apprendre à aimer.


 

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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

30 Comments

  1. Coucou Charline,

    Ce sentiment que tu decris- je le connais bien. Je suis moi-même en lutte avec la malbouffe depuis mes 16 ans, où j’ai eu ma première perte de poids importante (13 kg en 3 mois, avec du sport limité et un rééquilibrage alimentaire). Arrive les études loin des parents- et paf ça revient : l’envie de sucré, les gâteaux et tout le toutim. Je me reprends en main. Un an plus tard, rebelotte, reprise de poids à cause du stress. Mais cette fois-ci, c’est mon dos qui sonnera l’alerte. Reprise en main, retour au sport intensif (la marche ne suffisant pas, malgre 1h30 tous les jours à forte vitesse), je m’inscris en salle. Mauvais coach, mauvais programme, mais je perds quand même. J’ai fini par etre trop maigre au final, suite à ce que je lense etre un debut de depression à la fin de mes etudes, quand je ne trouve pas de boulot. Mais j’ai continué le sprort (course à pied, si mes profs de lycée me voyait, et un peu la salle). Mais cette lutte avec la bouffe, je l’ai toujours, et j’ai encore des rechutes. Parce que je n’arrive pas à gérer ma gourmandise, entre autre chose. Alors, pour ne pas me frustrer, j’essaie encore de me rééquilibrer mon alimentation, avec deux desserts par semaine, à la place de féculent. Mais je lutte encore, malgré tout, et comme tu le dis, c’est pour la vie…

    Bravo pour ton parcours, et bon courage pour la suite, on lâche rien!
    Bisous,
    Bon week-end
    Lauriane

    • Coucou Lauriane,
      Et encore mille mercis pour ta fidélité :)
      Je me reconnais tout à fait lorsque tu évoques les frustrations et surtout le compromis « dessert ou féculent ». Je fais pareil aussi en me disant : allez, j’ai pas mangé de glucides ce midi alors j’ai droit de prendre un chocolat avec mon café. Et cette façon d’agir, j’en suis fière aujourd’hui. Je veux dire, je suis contente d’être en mesure de me résonner. J’imagine que tu partages ce sentiment aussi. :)
      Mais des fois, lorsque j’ai un peu de cafard, je suis triste et complètement frustrée de ne pas « pouvoir » manger riz et chocolat au cours d’une même journée…
      A très bientôt !
      Des bisous
      <3
  2. Coucou Charline

    Très sincèrement, je suis super fière de toi, un immense bravo pour avoir réussi à te motiver, à te prendre en main. bravo pour tout kilos perdus, tu es ravissante !

    J’ai pendant de très longues années été très très mince pour ne pas dire maigre et puis j’ai eu de très gros soucis de santé qui ont complètement mis à l’envers mes hormones et je me suis retrouvée à prendre 20kg en 1 an. C’était juste énorme, mais vu mon poids de départ, je restait encore mince.

    Depuis, je rêve de retrouver ce poids, car depuis, j’ai pris du poids, par ma faute je le reconnais car pour raison médicale j’ai dû interrompre le sport et paf les kilos sont revenus, je me retrouve à l’heure actuelle avec mon poids de fin de grossesse. Je sais que je ne suis pas obèse, mais c’est limite et surtout je me sens mal dans ma peau.

    J’ai une alimentation très saine, pas le choix de ce côté là pour raison médicale toujours, mais il faut vraiment que je me mette un énorme coup de pieds dans le c… pour reprendre le sport. Il n’y a pas de secret, c’est la seule chose qui me fait perdre mon bidou tout gras.

    Ton article me motive, et j’espère réussir à retrouver un poids qui me convient d’ici quelques temps.

    Merci pour ton partage,
    Gros bisous
    Sophie

    • Coucou Sophie

      Merci beaucoup pour ce joli commentaire

      Je ne connaissais pas ton parcours, je suis touchée de le lire ce matin. Il me rappelle ô combien notre corps est au centre de notre vie. Normal tu me diras, puisqu’on habite dedans :D ^^

      Sache en tout cas que la motivation est un moteur capable de très grandes choses et qu’un beau matin il peut se réveiller avec la furieuse envie de te flanquer un monumental coup de pied au cul. Pour ma part, j’ai remarqué que ce moment ne se produit que lorsque l’on est au plus bas. Une forme de « toucher le fond pour mieux remonter » comme on dit.
      Je ne te souhaite pas de toucher le fond pour puiser toute la motivation dont tu as besoin bien évidemment. Je pense d’ailleurs qu’il y a plein de façons de faire naître un élan de motivation et de garder le rythme et l’endurance : vidéos, retour d’expérience, discussion avec des amis, discussion avec soi même…

      Je ne peux que te souhaiter bonne chance dans ton parcours.

      Quoiqu’il en soit tu es très jolie comme ça hein ! :)

      Merci de ton passage et à très bientôt

      Bisous :)

  3. Bonjour Charline,

    Tu n’imagines pas à quel point ton article est encourageant et remotivant. Ras le bol des pseudos articles de rééquilibrage alimentaire où on nous montre ce qu’on mange et on nous dit « J’ai perdu 10 kilos en 5 mois ». La vérité c’est qu’un changement radical passe par des hauts, des bas, des périodes creuses et des périodes de sur-motivation.
    C’est fou comme ton article me fait du bien, du coup je me permets d’y inclure mon expérience personnelle si tu le veux bien. Voici deux ans j’ai décidé de me « reprendre en main », à aller au sport plusieurs fois par semaine. Mais sans jamais m’être pesée en me disant « je m’en fous, c’est la silhouette qui compte ». Sauf que tu ne te vois pas perdre et t’affiner, ton regard est bien trop critique. Et surtout, je me cachais derrière cette excuse pour ne pas me peser. Cette motivation n’a duré qu’un temps, parce qu’on se le dise, moi le sport c’est pas ma came. Je respire gras, je pense fromage et je me parfume à l’huile de friture.
    J’ai tout de même réussi à m’affiner un peu, mes proches me le disaient. Et un jour je me dis qu’il faut que je me lance, je n’avais surtout pas le choix. Visite médicale avec pesée. Bon… le verdict tombe : 86,6 kg pour 1m67. Ca ne me parle pas trop, et puis j’ai calculé mon IMC et j’ai vu s’afficher le fameux « obésité modérée ». Ni une, ni deux j’ai décidé de reprendre ma vie en main à ma façon. Je dois juste ré-apprendre à manger équilibré et avec des portions normales (parce que les buffets à volonté n’aident certainement pas…). J’ai arrêté le sport un temps pour me concentrer sur mon assiette. J’ai appris à cuisiner des légumes différemment, j’apprends à apprécier les fameux « cheat meals » car je sais que je les ai mérités. Et ce sentiment de sursis je le ressens parfaitement. Je ne peux pas me permettre de dériver car c’est trop facile de retomber dans ses vieilles habitudes.

    Alors même si mon résultat est bien moins impressionnant que le tien (d’ailleurs je t’offre toute mon admiration !) je reste fière de mes 77 kg actuels, et je souhaite arriver à un IMC dit normal et non plus d’être dans la zone intermédiaire de surpoids.

    Pardon pour le pavé mais que veux-tu, ton histoire pleine de sincérité et de vérité est inspirante. :)
    Félicitations pour ce beau chemin parcouru, continue à prendre soin de toi et je t’envoie tout plein de bonnes ondes !

    Belle fin de semaine,
    Annabelle

    • Coucou Annabelle et merci pour ce pavé !
      J’aime les pavés :D

      Ca me fait vraiment plaisir de lire que mon article vous fait du bien. Parce que, du coup, ça me fait du bien à moi et… Hop ! Chaine du bonheur et de la motivation sans limite ! :D

      Il y a plein de points de ton commentaire dans lesquels je me retrouve. Je crois qu’on se ressemble aussi beaucoup. Et, moi aussi j’adore les cheat meals. Bon c’est normal tu me diras… Mais ce que je veux dire c’est qu’on apprécie désormais beaucoup plus son plat de pâtes lorsqu’on le déguste une fois par semaine plutôt que s’il nous était servi tous les soirs. Et c’est fou de voir comme les aliments semblent meilleurs lorsqu’on les mange avec raisonnement. Maintenant je crois que je pourrais avoir un orgasme lorsqu’on me laisse manger un bout de fromage avec du pain et du vin…

      Mon dieu l’extase. Tu ressens ça toi aussi ?

      Sur ce, reviens très vite. Transforme tous les kilos en pavés à écrire ici. :D
      Bonne journée et à bientôt

      • Ah oui je le désire comme jamais ce plateau de charcuteries et de fromages accompagné d’un bon verre de vin ! Tout comme toi j’adore les pâtes donc dès que j’en mange (et encore plus si elles sont aux 3 fromages…) c’est une jouissance ultime !

        Le deal me semble très correct, à chaque nouveau kilo perso un nouveau pavé dans tes commentaires ! De toutes façons je n’ai pas le choix que de revenir, je suis embarquée dans la chaîne du bonheur dont tu parles ! ;-)

  4. Je n’ai jamais été dans cette situation mais depuis l’arrêt du sport de haut niveau, je reprends du poids assez rapidement. C’est super frustrant et comme pour toi, je me rends compte de toutes les « erreurs » que je commets au niveau de mon alimentation : pâtes le soir, fromage à gogo…

    C’est un peu frustrant mais ne te prive pas non plus :) On a le droit de ne pas être parfaite haha ! Ce n’est pas une honte de manger sucré de temps en temps. Tant que tu es en bonne santé, c’est tout ce qui compte !

    Grosse dose de courage à toi !
    Des bisous

    Elodie

    • Coucou Elodie,

      C’est vrai je suis en bonne santé et même si je n’évoque pas cela dans mon billet, je pense que c’est précisément ce qui me fait plaisir aujourd’hui. Et c’est aussi la raison pour laquelle je me sens bien aujourd’hui malgré le fait que je ne sois pas encore en méga phase avec mon corps. Je ne souffle plus comme un boeuf en montant les escaliers, je ne crache plus mes poumons au moindre dénivelé positif et je ne rechigne plus à découvrir de nouvelles activités physiques. Je suis vraiment contente d’avoir sauver une partie de mon capital santé en ayant perdu du poids et en découvrant petit à petit le sport (oui, parce que là, le sport, ce n’est pas encore ça… :/)

      Merci de ta vite Odélie et bonne chance à toi aussi
      Belle journée, la bise

  5. Bonjour Charline,
    J’apprécie beaucoup ce genre d’articles parce qu’à travers eux je comprends que je ne suis pas seule dans cette situation.
    Tout comme toi je suis en obésité modérée. Ça ne fait pas si longtemps mais j’ai commencé à grossir quand j’ai commencé à vivre seule, loin de mes parents. Toutes mes envies jusque là refoulées sont ressortie d’un coup et j’ai fatalement pris 15 kilos. 80 kilos pour 1m58 ça se voit tout de suite. Et depuis c’est la galère, comme toi j’ai du mal à monter des escaliers sans devenir écarlate, il m’est impossible de courir plus de 20 mètres, même faire des longueurs dans une piscine est devenu compliqué. Je n’ai pas encore ta volonté, j’aime beaucoup trop manger et surtout pas ce qu’il faudrait.. pour le moment je ne me sens pas prête à changer mes habitudes mais il faudra bien que je le fasse.
    Merci en tout cas Charline parce que voir que pour toi ça marche malgré les difficultés c’est rassurant.
    • Salut Alice !

      Oh non tu n’es pas la seule :D Hélas…
      A priori, des gens qui ont commencé à grossir en vivant seuls sont nombreux. A l’inverse, moi j’ai commencé à me rendre compte que mon alimentation était déplorable lorsque je me suis retrouvée seule.
      Quand au sport, je suis une immense quiche. :D Il n’y a donc rien à souligner sur ce plan. Vraiment rien… Malheureusement.

      Passe une excellente journée en tout cas et à bientôt

  6. Putain c’est tout moi… sauf que je n’ai pas encore réussi à me foutre de bon coup de pied au cul. J’essaie sans relâche, sans y parvenir…
    J’espère vraiment finir par y arriver, comme j’y arrivais avant…
    Dis, je peux te prendre comme coach ? Et pardon pour le kilo du mois d’aout (même si tu as tjs été plus raisonnable que moi), je suis consciente d’être un petit diable sur l’épaule des gens… ^_^
    Tu es superbe et tu as fait un chemin que j’admire et que j’aspire à suivre (soupir).
    C’est pas facile mais il ne faut pas non plus trop culpabiliser et kiffer ta pizza de temps en temps quand même hein.
    Plein de bisous bichette.
    • Moi je trouve que tu es déjà bien embarquée, parce que bon : tu vas à la salle, tu fais donc du sport régulièrement et ça, franchement chapeau, moi j’en suis bien loins. Et puis tu es impliquée dans une autre forme de conversion alimentaire et moi aussi j’envie la tienne ;)
      Sinon, ne t’excuses pas pour cet été parce que, figure toi que, notre raclette du mois d’août m’a fait réagir. En vrai, j’ai tellement aimé cette raclette sans charcuterie qu’en en parlant avec « Robert » lui aussi à trouver que remplacer le jambon par des tomates et du melon à gogo c’était plus séduisant. Résultat : on a décidé qu’on se passerait aisément de viande lors de nos prochaines soirées raclettes ou fondues. Et, par extension, j’ai décidé de bannir la charcuterie de ma vie… (du moins, j’essaye, parce qu’en Bretagne j’ai mangé de l’andouille de Guémené ^^)
      Tu vois, toi aussi tu m’inspires et tu me motives ! :D
      Plein de bisous et à très bientôt
  7. Bonjour Charline,

    Merci pour ton article, tellement rafraîchissant ! Oui quand on a pris des mauvaises habitudes alimentaires on doit se battre toute sa vie pour ne pas les faire revenir mais progressivement notre corps va aussi s’habituer à et les « cheats meal » seront mieux acceptés.

    J’ai pris beaucoup de poids à la fin de l’adolescence, puis j’ai perdu 10kg en 6 mois (régime draconien oblige), j’ai tout repris et bien plus en quelques mois et avec ça une phase de boulimie. Après plusieurs années de mal être j’ai décidé de m’accepter comme je suis et là, comme par miracle, le poids sur la balance est redescendu.

    Alors non je n’ai pas retrouvé mon poids post régime mais à vrai dire je n’en ai pas envie : même si je rentrais dans du 36 voire du 34 je me voyais grosse (!). Aujourd’hui je rentre dans un bon 38 mais j’adore faire du sport (1 à 2 fois par semaine, quand j’en ai envie) et je perds du poids petit à petit (1kg par an, en moyenne). Et surtout je n’ai pas l’impression de me priver : oui je mange du chocolat tous les jours parce que je sais que je ne pourrais pas m’en priver mais à côté de ça je mange moins de féculent. Tout est une question d’équilibre et c’est bien le plus difficile à trouver mais une fois que tu l’as, tu vas voir, la vie est beaucoup plus légère !

    J’ai été un peu longue mais je crois que le sujet de ton article parle à beaucoup de monde, alors ça pousse à commenter !

    Bon courage pour la suite !

    Sophie

  8. Coucou Charline,
    Comme beaucoup ici, j’ai un passé compliqué avec mes kilos en trop… J’étais une enfant rondelette, une ado fine qui se croyait énorme et une jeune fille qui a pris du poids en arrivant à la fac. Les années ont passé et j’étais en surpoids. Puis j’ai été pendant quasi un an au chômage et avec le recul, ça n’allait pas et les kilos se sont accumulés… Je me suis retrouvée en obésité modérée et ça m’a fait peur !!
    Entre temps, mon chéri a commencé le crossfit. Il a adopté l’alimentation Paléo qui va avec (en résumé, un max de protéines et légumes, des fruits, du bon gras, le tout sans se restreindre ou compter les calories) en semaine tout en se faisant plaisir le weekend : l’apéro ça reste sacré ;) Du coup j’ai suivi, et une fois ma peur passée j’ai commencé le crossfit aussi: la révélation !! Enfin un sport que j’aime, qui est toujours varié, qui m’a fait fondre progressivement et qui prône un corps fonctionnel. Depuis, j’ai repris des kilos sur la balance mais c’est du muscle donc c’est pas grave !!
    Tout ce pavé pour dire que trouver un sport qui te convient ça t’aiderait à gérer ton alimentation aussi. En plus, un corps « musclé » brûle plus de calories au repos et ça c’est trop cool. Les endorphines aident à se sentir mieux et toutes les calories brûlées permettent de se faire plaisir sans culpabiliser. Parce que oui, les raclettes entre copains c’est important !!!
    Beaucoup de courage en tout cas et une belle journée.
    • Coucou Marie,
      J’aime beaucoup ton récit parce que je crois tout particulièrement en ce que tu décris. J’aimerai aussi trouver un sport qui me plaise et qui me permette de me dépasser, de me faire plaisir et d’améliorer mon corps et ma santé. :) En vrai, mon petit-ami pratique la muscu et essaie de m’initier. Alors je fais quelques exercices aussi à la maison. Mais la motivation n’y est pas vraiment. Oserai-je un jour tenter la salle de musculation ? Je ne crois pas…
      En tout cas, bravo pour ton parcours. J’espère que tu prends vraiment du plaisir à te défouler autant qu’à te « retrouver ».
      Une très belle continuation à toi !
      :D
      • Comme je te comprends, la muscu c’est pas mon truc non plus !! Trop de miroirs, trop de machines compliquées, trop de solitude (que ce soit à la maison ou en salle)… Ce que j’aime dans le CrossFit: un sport individuel avec un esprit d’équipe :) Si tu as l’occasion, va faire une séance d’essai dans une box. Normalement elle est gratuite et tu pourrais voir si ça te convient. Et promis, je n’ai pas d’actions pour la société, je suis juste persuadée que la méthode fonctionne ;)
  9. Coucou Charline,
    Je tenais à te dire que je te trouve sacrément courageuse, et déterminée ! Je crois qu’on est très nombreuses à avoir une relation compliquée avec la nourriture. En ce moment j’essaie de réduire un peu mes quantités et de manger plus sainement. (Moins de cochonneries, moins gras et moins salé.) Je sais que ça ne saute pas aux yeux quand on me regarde mais j’ai régulièrement des périodes où je mange jusqu’à m’en faire très mal. La nourriture me réconforte, je mange de façon émotionnelle pour je suppose essayer de ressentir un certain soulagement. Je pense qu’on peut parler de crises de boulimie. Je ne grossis pas (ou peu) parce que j’ai la chance d’avoir un bon métabolisme mais je le ressens (beaucoup) au niveau de ma forme. (Problèmes de digestion, fatigue extrême, « lourdeur », moral dans les chaussettes aussi.) Des que je remets un peu d’ordre dans mes assiettes, ça va tout de suite mieux. Mais j’ai comme toi le sentiment que je ne serai jamais complètement sereine avec ça, que je n’aurai jamais un rapport complètement sain avec la nourriture. (Avec mon corps, en fait.) Par exemple en ce moment, comme je me suis mise en tête de mieux manger je n’ai que ça en tête, ça frise l’obsession. Je fais beaucoup de sport et je ne pense qu’à mes repas. J’en ai presque peur de trop me restreindre et de rentrer dans un délire de perte de poids trop importante. Bref ! Tu as tout mon soutien pour ton combat contre les kg. Tu as déjà fait beaucoup de chemin et je te souhaite que ça continue dans le bon sens. :) Et surtout, j’espère que tu trouveras ton équilibre, c’est très important de se faire plaisir pour tenir sur la durée, enfin je pense que tu le sais. Je te fais une grosse bise et je te souhaite une belle soirée !
  10. Oh, et j’ai oublié de te dire que je te trouve très, TRES jolie. Je l’ai souvent dit à Thibaud d’ailleurs, avec une pointe de jalousie genre « Han elle a une trop belle peau Charline et son rouge à lèvre lui va tellement bien ! » (Oui parce que moi je ne peux pas porter de rouge à lèvre vif, ça ne me va pas du tout. Du tout du tout. Sur certaines filles, (et particulièrement sur toi) je trouve ça follement chic.
    J’ai toujours pensé que tu étais très harmonieuse, et que tu avais un charme hypnotisant. (ouais rien que ça !) Je te le glisse ici parce que ton article m’en donne l’occasion, et parce que je sais que mine de rien, ça fait du bien au moral de recevoir ce genre de compliments ma foi très futiles, mais reboostants. (Je ne crois pas que ce mot existe haha.) Allez zou, je me ré-éclipse.
    • Coucou toi :)
      Je crois que j’ai tardé à venir répondre aux commentaires ici justement à cause de celui que tu m’as laissé. C’est que, vraiment, il m’a beaucoup touché. Alors, j’admets, je ne sais pas trop quoi répondre à cet élan de bienveillance, de compliments et d’encouragements mêlés. Sinon rougir, et rentrer mon menton dans mon col de pyjama.
      Je ne serais comment te remercier… :)
      En tout cas je valide le terme « reboostant » qui me semble très approprié.
      Plein de bisous et à bientôt en Savoie
    • Merci beaucoup :)
      Il parait que ce métabolisme a pour avantage de nous faire changer d’alimentation, nous faire consommer plus de légumes et toutes les vitamines et nutriments qui vont avec. Pour que notre santé n’en soit que meilleure.
      #StayPostive ;)
  11. Ecoute déjà bravo pour la perte de poids et que ce soit avant ou maintenant, je t’ai toujours trouvé très lumineuse! Je sais combien les relations avec la bouffe peuvent être complexes et j’espère sincèrement que tu trouveras l’équilibre que tu souhaites ♥
  12. Ton article est vraiment touchant !
    Je suis souvent la a te dire comme tu es belle depuis ta métamorphose mais sans voir que tu souffre encore !

    En tout cas j’espère que avec le temps tu trouvera l’équilibre dans tes menus et dans ta tête :) ! Pouvoir manger sans frustration, sans culpabiliser, sans kilos en plus :)

    C’est bête mais avec tous ces kilos disparu on imagine pas le travail qu’il reste derrière on ne pense que à « elle doit être contente »

    Merci pour ce bel article

    • Coucou Plume,
      Merci de tes encouragements et de ton soutien.
      Vivre avec un métabolisme de merde et des envies de bouffe constante n’est pas toujours simple mais je pourrais avoir de bien plus graves ennuis.
      Et puis, bon, je crois que je suis sur la bonne piste maintenant. Et, qui plus est, je suis bien entourée pour ne pas replonger dans la mal-bouffe et toutes les mauvaises habitudes.
      On garde le cap !
      :)
  13. En ce qui me concerne, en ce moment, je fais 84kg pour 180cm. Mon poids idéal est 75kg, j’ai pris du poids il y a un an. Et je l’ai très mal vécu pendant longtemps, là je reprends de bonnes habitudes. Et j’accepte mieux mon corps. Je sais que je suis objectivement très harmonieuse, donc, maintenant, je mange avec respect de mon corps et je perdrais le poids pris avec le temps qu’il faut.

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