Toi, mon 2019

Quand j’étais enfant, j’adorais les livres de jeux que ma maman m’achetait parfois au bureau de tabac. Et ce que j’aimais le plus dans ces carnets, c’était les dessins à recomposer en reliant les points numérotés par ordre croissant. Aujourd’hui, j’ai un peu l’impression de voir mon année se dessiner de la même façon. Une succession de points clés liés par un court segment qui forment ensemble la silhouette de mon 2019.

Des choses folles, des choses futiles mais qui m’ont particulièrement marqué, des achats surprenants, des constats étonnants… En 2019, il ne s’est peut-être pas passé bien plus de trucs qu’en 2018 mais il s’est quand même passé deux trois choses que j’ai envie de garder en souvenirs.

Ainsi, en 2019, donc…

J’ai douté de mon corps

Au début de l’année, mon corps a montré des symptômes incongrus qu’on avait bien du mal à diagnostiquer. J’ai donc été promenée de spécialistes en examens et de prises de sang en interrogations. Finalement, rien n’a abouti. Et mes petits soucis, après trois mois et demi d’installation, se sont envolés, presque du jour au lendemain. Les médecins n’ont pas compris ce qui se tramait, je n’ai pas non plus compris ce qui m’arrivait et même si j’avais bien conscience que mon pronostique vital était loin d’être engagé (très loin de là !), la situation n’a pas toujours été facile à gérer. Ça m’a rappelé cette anecdote d’un ami qui disait « sais-tu qu’il serait bien moins facile de marcher si on nous retirait le petit doigt de pieds ? ». Je ne sais pas si cette anecdote est vraie, mais en 2019, j’ai compris qu’il suffit d’un un rien pour nous ébranler et nous handicaper.

J’ai haï mes cheveux et je les ai aimé à nouveau

En 2018, j’ai passé le cap des cheveux courts et ce avec beaucoup de fierté. Mais au printemps 2019, j’ai saisi que les cheveux courts présentaient un inconvénient non négligeable : vouloir les laisser repousser c’est forcément passer par une coupe pas super flatteuse. Aussi, je me suis réduite à l’accepter en décidant de laisser mes cheveux, (bien trop) lentement repousser. Puis, au détour d’un article Schwarzkopf, j’ai peut-être bien saisi que les cheveux courts c’était vraiment moi, mon caractère et ma vision de la féminité. Alors je me suis réjouie de les faire recouper. 

J’ai quitté mon taff et je n’en ai pas repris

En emménageant à Paris j’ai rapidement décidé de prendre un job salarié à mi-temps et ce pour deux grandes raisons. Déjà, pour m’assurer un petit salaire de base histoire de moins craindre les coups durs de la vie de freelance. Mais aussi pour me sortir un peu de chez moi, rencontrer des gens, avoir une vie sociale, des vrais collègues et rythmer un peu plus mon quotidien. Sur Paris, j’occupais un poste de vendeuse pour l’enseigne de prêt-à-porter Burton. En soit, je l’aimais bien mon job : mes collègues étaient bienveillantes, la boutique était super jolie, les fringues que je vendais étaient globalement chouettes et je me reconnaissais dans l’univers de la marque. Si bien qu’en quittant mon job en vue du déménagement, j’ai envisagé poursuivre cette même aventure en Savoie. Et puis, finalement, non. J’ai réfléchi à toute la pollution que génère l’industrie de l’habillement, j’ai constaté que c’était absurde de travailler pour une enseigne vestimentaire alors que je n’achetais quasiment plus de vêtements neufs. Je me suis mis un coup de pied aux fesses pour faire de mon activité freelance un vrai job à plein temps. Et ça a payé. Même si cette situation, ébranlable à tout moment, me fait quelque fois stresser.

J’ai déménagé

Ce n’était tout de même pas une mince affaire. Aussi, ce point-ci est certainement le plus incroyable moment de cette année. Je t’en ai déjà parlé plus en détails dans un précédent article mais le 1er juillet mon petit-ami et moi, avons officiellement lever le camp de Levallois, pour rejoindre notre terre natale : la Savoie. J’en ai fait des crises de stress à propos de ce camion que je ne croyais pas assez grand pour tout accueillir. Ce même véhicule que je redoutais encore plus de conduire. Finalement, j’avais sous-estimé les compétences Tétris de nos amis. Et après une heure de route au volant de cet incroyable Renault Master flambant neuf, j’ai même retroussé mes manches et posé, nonchalamment, le coude sur le bord de la portière.

J’ai acheté une voiture

Ce qui devait être une mission de quelques jours s’est finalement transformée en épopée de plusieurs mois. Acheter une voiture, je ne l’avais jamais fait au paravent alors, forcément, j’ai pris mon temps et me suis renseigné comme j’ai pu. La situation a, certes, été un prétexte pour mater un bon paquet d’épisodes de Villebrequin sur YouTube, il n’empêche que j’ai pas mal ramé. C’est que j’idéalisais un peu la rencontre avec ma nouvelle voiture. Comme une mariée en plein essayage, j’espérais que viendrait le moment où je me dirais : « c’est bon, c’est celle là ! » Avec quelques larmes dans les yeux. Evidemment, ce moment n’est pas venu et j’ai acheté ma voiture comme, ça, sans émotion, juste avec un chèque et un peu trop de chiffres dessus.

J’ai couru, encore plus

Et j’ai, bien prévu de poursuivre en 2020…

Et toi alors, quelques sont les quelques points qui résument ton année 2019 ?


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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

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