Survivre aux repas de fêtes

Voilà bien longtemps que je ne suis pas venue aborder le sujet alimentation sur le blog. La dernière fois, c’était lors d’une FAQ dédiée à ma perte de poids. Mais depuis, silence radio. Il faut dire que, depuis, pas grand chose n’a changé dans la compo de mes assiettes. Mais là arrive le marathon des repas de fin d’année, et son lot de gloutonnerie. Il était donc essentiel que j’ouvre à nouveau le sujet.

J’ai longuement fait partie du clan de ceux qui, le soir de Noël, usent et abusent de ces choses qu’on ne voit pas passer le reste de l’année. Saumon, foie gras, viande en sauce, gratin et bûche ne me faisaient pas peur. Pourtant, chaque année, je finissais échouée dans mon lit comme un cachalot qui aurait mangé l’intégralité du stock KFC. Chaque année je sentais mon bide se tortiller. Comme si l’on tentait de sortir mon estomac de mon corps, à la façon d’un videur essayant de virer un mec bourré d’une boite pleine à craquer.

Et malgré cet état de mal-être qui gâchait mon sommeil ; l’année suivante, je réhiterai cette même orgie.

Mais maintenant c’est terminé. Maintenant, je ne me goinfre plus de tout ce qu’il y a ma table le soir de Noël. Maintenant, ces repas de fête sont devenus des plateaux de jeux de stratégies ou je joue à quelle association d’aliments m’apportera le max de plaisir sans blinder l’intérieur de ma bedaine.

Et pour planifier tout cela, j’ai quelques petites astuces que je m’en vais partager avec toi.

Limiter sa consommation de pain

Voire la supprimer totalement. Le pain, c’est le truc qui va littéralement prendre le plus de place dans ton ventre. Plus tu manges de pain, plus tu vas avoir l’impression de gonfler. Alors, le soir de Noël, essaie de réduire au minimum ta consommation sur ce plan là. Par extension : ne sauce surtout pas ton assiette !

Ne pas chercher à jeuner en amont

J’entends souvent la réflexion suivante : « bon, comme je vais manger comme un trou ce soir, je ne mange pas ce midi ! ». Erreur de débutant. Grosse erreur même. Car en procédant de la sorte, tu vas arriver affamé à l’apéro, sur lequel tu vas bien évidemment te jeter tel un ourson dans un élevage de saumons. Et là, tu es clairement mal parti pour être encore dans la course l’entrée passée.

En vrai, je te conseillerai même carrément l’inverse. A savoir, ne pas avoir peur de prendre un petit goûter vers 17h. Un goûter léger, avec du thé de Noël, une ou deux clémentines et même une petite part de Pannettone. Non seulement, ainsi, tu participes encore plus à la magie de Noël, mais en plus, tu pourras ainsi aborder l’apéro avec plus de sérénité. Et, l’apéro, c’est le point suivant justement.

Ne pas se jeter sur les mignardises de l’apéro

Je sais, Picard fait d’excellentes petites bouchées joliment présentées que l’on a envie de toutes gouter. Mais, à ce rythme là, difficile d’avoir encore la place pour plus tard. Heureusement, avec la ruse précédente, tu n’auras pas le ventre démesurément demandeur quand viendra l’heure de déboucher le champagne. Détermine à l’avance un nombre restreint de mignardises que tu vas t’autoriser à goûter. Et répartis les stratégiquement au cours de l’apéro. Avec cette technique digne d’un jeu de Monopoly, dis toi que tu seras hyper au point pour kiffer ce qui mijote doucement en cuisine.

Se calmer sur l’alcool

Déjà, être carrément pompette (voire ivre) devant grand-maman, ça craint ! Et l’idée, n’est pas non plus de rivaliser avec ton tonton déjà bien engagé dans la piste glissante. Ensuite, on ne va pas se mentir, picoler comme un trou ne vas pas aider à limiter la catastrophe sur ton bide, ton cul, ton sommeil et ton état de santé après ce terrible marathon.

Dans mon logis, il est de coutume de déboucher une bouteille de champagne à l’apéritif, une bouteille de vin blanc pour l’entrée et une bouteille de vin rouge quand vient le plat principal. Ma stratégie est donc de me limiter à un verre de chaque. En alternant, bien évidemment avec de grands verres d’eau. Idéalement, ta consommation d’eau doit être deux fois supérieures à celle de ta consommation d’alcool. Ainsi, je ne me prive de rien et j’offre à mes papilles une association parfaite entre plaisir viticole et amour des petits plats de mon papa.

Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre (et manger doucement)

Okay, j’ai attendu cet avant-dernier point pour, tout de même, rappeler quelques fondamentaux. Je le disais en introduction, un repas de Noël, c’est un marathon. Et tout comme pour une course sportive, il ne faut pas partir au quart de tour (l’apéro, le goûter… tout cela, on en a déjà parlé). De la même manière, il est important de ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Le foie gras, tu adores ça ? Alors, tu as envie d’en prendre et d’en reprendre dès l’entrée ? Calme toi tout de même un peu. A Noël, devant notre met favoris, on perd parfois la tête, oubliant que les plats ne font que s’enchainer. Et qu’il faut tenir sur la durée. Car, derrière, la grosse cuisse de dinde et son monticule de gratin aux chanterelles attendent d’être honorés. 

Se rattraper sur la bûche

Jusqu’à maintenant, je te dis de te montrer raisonnable, de veiller à garder un rythme fondamental. Mais là, il est temps d’évoquer le sprint final ! Longtemps, j’ai bougonné cette fin de repas en disant que « gnagnagna, la bûche de Noël c’est lourd, gnagnagna j’aime pas ça, de toute façon le sucré c’est pas mon truc… ». En réalité, c’est que, puisque je m’étais goinfrée tout au long du repas, je n’étais absolument pas en mesure d’apprécier ce fameux dessert de Noël. Ce qui, au passage, est assez con, parce que s’il y a bien un truc qui ne se produit qu’une fois dans l’année, c’est la bûche de Noël !

Désormais, avec tous les conseils distillés précédemment, tu vas arriver disposé à profiter pleinement de ce dessert du bonheur. Oui, oui ! Rien que ça. Sans compter qu’il y a une forme de plaisir intense à demander une bonne grosse part de bûche alors que tes voisins de table se touchent grassement le ventre en s’exclament « oulah, non, pas pour moi, non, j’ai pu’ d’place ! ».

Et toi ? Quels sont tes conseils pour passer des repas de fêtes sereins pour ton estomac ?

Crédits photos : rawpixel.com / Freepik


J’en profite pour t’informer que le blog s’octroie une vraie pause de fin d’année. Je reviens, mardi 15 janvier, pour ton plus grand bonheur.
D’ici là, je te souhaite le plus grand plein de gloutonneries familiales. La bise


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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

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