Le patch contraceptif, mon avis après un an d’utilisation

En faisant naitre Une Cheap Fille il y a plus de trois ans maintenant, jamais il ne me serait venu à l’esprit de te parler un jour de ma contraception. Seulement, si j’évoque mon expérience aujourd’hui c’est que lorsque j’ai débuté avec le patch contraceptif, j’aurais aimé lire des expériences comme celle que je te livre aujourd’hui. Et cela, pour m’aider à faire un choix que j’estime important.

il y a un an, après des années de bons et loyaux services en compagnie de capt’ain Durex, inspecteur Manix et professeur Intima, j’ai eu envie de moins de boites bleues dans ma vie.

S’est alors posé la question de quelle nouvelle contraception choisir.

La pilule ? C’est vraisemblablement la star du genre. Si bien qu’on ne la présente plus. Toutefois, pour moi qui n’arrive déjà pas à penser à mes médocs’ lorsque je dois soigner un petit rhume ; j’ai bien du mal à envisager avaler une pilule quotidiennement, et à heure fixe qui plus est.

Le stérilet ? Intrusif, je craignais ne pas pouvoir le retirer comme je voulais en cas de pépins. Et pour cause, personne ne peut se séparer de son stérilet tout seul dans ses toilettes, comme l’on désenclaverai un vulgaire tampon.

Mais en vrai, je mens, car toutes ces questions je ne me les suis pas trop posées. Parce qu’en réalité, j’ai eu un crush direct pour le patch.

Le patch comment ça fonctionne ?

Le patch contraceptif (j’utilise celui de la marque Evra) appartient à la gamme des contraceptifs hormonaux. Ainsi, il contient progestatif et œstrogène tout comme la pillule ou l’anneau vaginal. 

Quand à l’utilisation du patch, c’est très simple. Tu en prends un, tu te le colle sur l’arrière-train (ou ailleurs après-tout) et une semaine plus tard tu le changes. Tout cela pendant trois semaines. La quatrième semaine, tu laisses tes fesses à nu (ce qui ne veut pas dire que tu restes cul-nu hein, ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dit), viennent tes règles et rebelote, la semaine suivante tu repars sur un nouveau cycle.

Ce dispositif présente un avantage notoire. Là où la pilule te demanderait d’être studieuse quotidiennement, tu n’as besoin de penser à changer ton patch qu’une fois par semaine. Soit quatre fois dans le mois. Et avec une alarme bien réglée et discrète, personne ne soupçonnera ta méthode de contraception.

A moins de décider d’en faire un sujet entier sur son blog, cela va s’en dire.

Et les effets secondaires ?

Les effets secondaires il y en a. Comme n’importe qu’elle contraception. Comme n’importe quelle médication, en fait. Et d’ailleurs, je n’ai pas joué la maligne la première fois, en dépliant la notice aussi grande qu’une carte du Vénézuela. Je ne te détaillerai pas tous ces effets ici mais sache qu’ils peuvent aller de la simple prise de poids à la phlébite, en passant par le risque de changement d’humeur, jusqu’au facteur aggravant de dépression… Donc oui, faire le choix d’une contraception hormonale n’est pas un truc à prendre à la légère.

Dans mon cas, les premières semaines ont été un peu mouvementées. Crampes perpétuelles dans le bas du ventre, j’avais la sensation de couver tous les symptômes de règles sans les saignements. Mon moral a particulièrement joué au yoyo et, sans assurer que cela était lié, je me suis trouvée soudainement assez fatiguée.

Quant à mes règles, puisque tu le demanderas très certainement… Les débuts ont été houleux, mes règles étaient longues : débutaient avant que j’ai retiré mon patch pour se terminer deux jours après réinstallation du suivant. Il y a eu quelques couacs et mon flux a légèrement augmenté. C’est aussi la raison pour laquelle, j’ai changé de cup. Toutefois, après régulation, j’observe que mes règles durent désormais quatre à cinq jours. Elles siégeaient exactement sept jours lorsque je n’étais pas sous l’influence d’hormones pour m’assurer de ne pas devenir maman. Par ailleurs elles ne sont quasiment jamais douloureuses. Ce qui, en définitive, est plutôt un bon point.

Et en parlant de bon point, j’ai observé un autre avantage. Les gros boutons pas forcément visibles mais douloureux qui apparaissaient à la même fréquence de mon cycle et aux mêmes endroits de mon visage sont visiblement partis au Club Med depuis un an.

Les inconvénients, où sont-ils ?

Tu vas encore me dire que je ne suis pas Une Cheap Fille pour rien lorsque je vais évoquer avec toi le premier et, à mon sens, seul gros inconvénient du patch. Car oui, tu l’auras compris, son principal souci c’est son prix : environ 13€ par mois. Evidemment il n’est délivré que sur ordonnance mais une fois ton petit papier en main en pharmacie, cette méthode de contraception est entièrement à ta charge. Ni la sécurité sociale ni la majorité des mutuelles ne la rembourse. Ce qui, entre nous, me semble complètement scandaleux.

Partant du principe que si l’on rembourse partiellement la pilule, partiellement l’IVG, pourquoi ne rembourserais-t-on pas le patch, le stérilet, l’anneau ou même, le préservatif ?

Cette question mérite peut-être son propre article…

Inconvénient numéro deux : ça démange un peu. Surtout en été où l’humidité peut venir se loger sous la zone autocollante. Et crois moi, une nana qui se gratte le derrière à plusieurs reprises dans l’allée de son supermarché, c’est pas ce qu’on fait de plus distingué.

D’ailleurs, en cas de baignade un peu prolongée, j’ai déjà observé la bestiole se décoller dangereusement. Pas de panique toutefois car après séchage, il se replace aisément et n’a aucun souci pour terminer sa semaine, bien accroché à ton fessier.

Ah eh oui, j’allais presque oublié. Le plus important. Le patch ne reste jamais propre. Les bords sont inévitablement une zone ou les petites peluches de tes fringues aiment se loger. Le pourtour est donc toujours un peu sale et partiellement décollé. Comme un pansement un peu daté. C’est comme ça, c’est le jeu et on fini par si habituer.

Et verdict ?

Après une période d’essai de trois cycles qui m’a fait me poser la question de « est-ce que je prolonge son contrat en CDI ? », je suis désormais en mesure de te dire que je crois que cette méthode de contraception est vraiment mienne et que tout se passe bien entre elle et moi. 

Mon avis te semble-t-il intéressant ? Envisages-tu de passer au patch ?
Ou alors, est-ce la méthode que tu as choisi ?
Et surtout, est-ce que toi tu trouves scandaleux qu’il y est de telles différences de remboursement
entre les différents moyens de contraception ?


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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

8 Comments

  1. Coucou Charline,

    Je ne connaissais pas le patch contraceptif. J’ai ete sous pilule 2x dans ma vie, avec 2 types différents. La première m’a causé de gros problèmes aux jambes, et notamment des douleurs, et la seconde a grandement baissé ma libido entre autre chose (mais le reste etant un peu plus intimes, je n’irai pas plus loin). J’ai en plus découvert une intolérance au lactose. Et qu’est-ce qu’on trouve dans la pilule ? Du lactose. Et dans toute en plus. Ma gynéco c’est un peu cassée la tête pour trouver la pilule qui n’en contienne pas, avant que je lui demande, faussement naïve, s’il n’y avait pas un autre moyen de contraception ^^. Et la, elle a sa petite ampoule au dessus de la tête qui s’est allumée pour dire : oui y’en a d’autres! Et la, depuis juillet je suis à l’anneau vaginal, et je revis. Les effets secondaires de la pilule commence à s’effacer (oui oui plusieurs mois après) et je me suis bien habituée à l’anneau, qui est beucoup plus pratique que la pilule et moins chargé en hormone. Tu le mets au début de ton cycle, au bout de 3 semaines tu le retires, pendant une seamine tu n’as plus d’anneau, et tes règles arrivent rapidement. Et 4eme semaine, tu en mets un nouveau. Le seul hic, c’est qu’il Faut conserver les anneaux au frigo. Tu vas me dire, ça va. Oui, sauf quand tu pars en vacances et que tu dois en changer pendant les vacances. Du coup, bah j’avais ma petite glacière avec moi ^^.

    Voila voila. En tout cas, merci pour cet article qui montre qu’il existe d’autres moyens que la pilule. Certes, cela reste hormonale, mais quand même y’a pas que la pilule dans la vie.

    Bon week-end
    Bisous,
    Lauriane

    • Coucou Lauriane et merci pour ton témoignage,
      C’est vrai que lorsque j’ai parlé du patch à mon gynéco, il m’a dit : « éh pourquoi pas l’anneau ? ». Qui demande encore moins de « surveillance » puisque, comme tu le souligne, il n’a besoin d’être changé qu’une fois dans le mois.
      Je suis persuadée que ce moyen de contraception est d’ailleurs très similaire au patch mais si mes souvenirs sont bons, il était un peu plus cher au moment où je me suis renseignée. Par ailleurs, en lisant quelques avis sur internet, il semblait sujet à la prolifération des champignons chez quelques femmes. Et franchement, je n’avais pas trop envie de prendre ce « risque » supplémentaire était déjà un poil sujette aux mycoses :/ #InstantGlamour.
      Evidemment, comme tu le soulignes, patchs et anneaux restent des moyens de contraception hormonaux. Et il serait certainement mieux de s’en passer complètement. Mais ça… ça sera pour plus tard :D
      A très bientôt
      Bisous
  2. aah génial, je trouve ça toujours dommage alors qu’il existe nombres de contraception que l’on parle toujours des mêmes. J’ai pour ma part, arrêter la pilule pour le stérilet et j’en suis très contente, j’ai vraiment l’impression d’avoir enfin trouvé ma contraception ! Et ça c’est top et justement je trouve ça dommage que l’on ne prenne pas plus de temps de parler avec chaque femme pour lui proposer la contraception la plus adaptée.
    • Coucou Aurore et merci pour ton retour.
      Comme tu le dis l’important est que chacun trouve la contraception qui lui corresponde. Bien sûr pour cela, il faut que les médecins soient de meilleures oreilles et peut-être qu’on en parle aussi un peu plus entre copines ;)
      A très bientôt !
  3. Et pour info, le stérilet est remboursé et sans hormones ! Le seul truc chiant effectivement c’est que si tu veux l’enlever il faut voir un médecin mais dans mon cas (25 ans et pas envie d’avoir des enfants sûrement avant 5 ans) c’est parfait !
  4. Et d’ailleurs si tu n’as pas de problèmes gynécologique particulier et que ça ne te dérange pas de voir une sage-femme plutôt qu’un gynéco, j’en connais une super sur Paris (et qui prend le tarif conventionnel, ce qui tu verras est rarissime à Paris)
  5. Bonjour Charline, je permet de laisser ici mon premier commentaire ( et pourtant je lis tes articles depuis un petit bout de temps) Ce sujet me touche particulièrement…

    Etant adolescente j’ai eu des gros problème d’acné, j’ai eu des traitements et à 15 ans j’ai été sous pilule, la Jasmine. Niveau effet secondaire je n’ai pas vraiment ressentis les effets, néanmoins, l’avant règles est douloureuse, mon humeur joue au yoyo ( au grand désarroi de mon chéri!) Cette pilule ma été donné avant même d’avoir des relations intimes, donc j’ai considéré cela comme un médicament contre mes boutons, et aujdhui encore dans ma tête c’est un médicament pour ne pas avoir d’acné, et non pour ne pas avoir d’enfants…
    Ce qui me sidère et tu l’as dis, c’est que ces contraceptifs ne sont que partiellement voir pas du tout remboursées, la mienne me coûte 120 euros par an,c’est pas mal comme budget.

    Mais ce qui m’inquiète c’est que je la prend depuis maintenant 12 ans, et l’arrêter un jour m’angoisse: arriverais-je rapidement à avoir des enfants, mais aussi, qu’est ce que je devrais prendre pour que mes petits compagnons sur le visage ne reviennent pas en fourmilière?

    Toutes ces questions qu’ont se posent certainement toutes, et qui sont pas facile à en parler autour de soi.

    C’est bien aussi de lire d’autres expériences que la pilule, je connaissais le patch, mais pas l’anneau en l’occurence… On en apprends tous les jours ^^

    En tout cas merci pour cet article, et pour les autres !!!

    ps: j’ai installé une application qui me rappel chaque jour à telle heure de prendre ma pilule, et elle me fais un rappel temps que je n’ai pas validé la prise ^^

    A très vite :)

    Bisous !

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