L’histoire des choses

Je m’appelle Charline, parce que mon arrière-grand-père paternel s’appelait Charles et que ma grand-mère maternelle, décédée quelques semaines avant ma venue, s’appelait Elise. De Charles-Elise est née la contraction Charlise, qui devint Charline. Mon prénom est relié à cette anecdote. Et peut-être que c’est de là qu’est né mon fétichisme pour les choses qui, elles aussi, ont une histoire.

L’histoire que je vais te compter aujourd’hui se divise en trois chapitres. Trois chapitres pour autant de pièces rangées dans ma penderie.

Chapitre 1 : l’histoire du manteau

Du début de l’automne au milieu de cet hiver, j’avais en tête de me trouver un nouveau manteau. J’en ai essayé plein. Des magnifiques à des prix peu envisageables comme des pièces de bien moins belle facture déjà amputées de plusieurs boutons. Des manteaux en laine, des parkas, des blousons… Au fil des essayages, j’ai dessiné dans ma tête la pièce idéale que je voulais dénicher : un manteau bleu foncé d’inspiration caban et/ou officier, le tout agrémenté d’une petite fourrure blanche près du col. Parce que je trouve que ce « détail » illumine joliment le visage. Je savais que ce style m’habillerait parfaitement.

Et puis, par une après-midi de premier jour de soldes, j’enfile nonchalamment ce manteau rouge bordeaux. Juste « pour essayer ». Et le coup de foudre s’est produit. Comme le jour où l’on tombe amoureux d’un garçon blondinet alors qu’on a rêvé durant des années d’un brun ténébreux à l’accent sicilien.

J’ai hésité quelques minutes. Pour la bienséance.

Et ce manteau était mien.

Chapitre 2 : l’histoire de l’écharpe

L’année dernière, je vivais le voyage le plus désiré de toute ma vie : l’Islande. Et n’importe qui a déjà foulé ces terres volcaniques de l’Europe du nord, vous le dira : l’Islande c’est beau, terriblement beau mais particulièrement cher aussi. Pourtant, de ce séjour saisissant, passé à arpenter les sentiers et chemins dans le froid et le vent, j’ai eu envie de rapporter une écharpe. Une belle écharpe fabriquée sur place avec la laine des moutons de là-bas. Et dans les magasins, il n’en manquait pas. Toutefois, c’est une fois la conversion couronnes/euros effectuée que je déchantais. Une écharpe à trois chiffres, par principe, c’était inenvisageable.

J’étais presque résignée lorsque, dans une toute petite boutique, je déniche cette écharpe blanche, rayée rose. Elle n’est pas très douce, elle gratte un peu et ne ressemble pas à la grosse écharpe en maille que je visualisais. Pourtant je l’aime déjà. Encore plus lorsque la vendeuse me confirme qu’elle est faite à la main. Finalement, elle est pour moi l’un des parfaits symboles de ce pays. « Et son prix ? » me diras-tu. Eh bien, pas plus de 40 euros. Ce qui m’a tout aussi réjoui.

Chapitre 3 : l’histoire des chaussures

Je crois qu’au début de cette histoire, il y a cette paire de chaussures qui m’attendait bien gentiment sur les étagères poussiéreuses de la salle de vente Emmaüs. En échange d’une pièce de deux euros elle venaient de trouver une nouvelle famille d’accueil autour de mes frêles orteils. Et c’est bien son prix, symbolique, qui a fait penché la balance « why not ». En définitive et en seulement quelques jours, ces chaussures qui ne me plaisaient pas plus que ça, sont devenues les préférées de mon dress-shoes. Elles ont un style particulier, il faut avouer. Les chausser, cela me semblait risqué. Puisque ce n’est pas du tout le genre de souliers que j’ai l’habitude de porter. Mais maintenant qu’elles habillent parfaitement mes petits Pitchs, je suis contente d’avoir fait leur connaissance. Et puis, ne font-elles pas une jolie symbiose avec le chapitre 1 ?

Et toi, tu veux bien me compter une histoire s’il te plait ? 


– Merci à Anthony Menjoz dans la réalisation des photos –

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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

6 Comments

  1. Coucou Charline, super sympa cet article. J’ai beaucoup aimé le lire, et l’histoire de ton prénom est très touchante. J’imagine qu’il y a un gros boulot derrière ce genre d’article mais tu devrais quand-même en faire plus, parce que c’est génial. Une bise de tortue !
    • Coucou Mam’zelle tortue et merci de te lire ici, j’en suis sincèrement ravie. Pas sûre que ce genre de billet implique un gros boulot (du moins pas plus que pour un autre autre type d’articles), du moins, ce genre de billet est plus compliqué à gérer puisqu’il implique quelqu’un d’autre ;-). Merci de ta visite en tout cas et à très bientôt. :-)
  2. L’histoire de l’origine de ton prénom me rappelle l’anecdote de mon ancienne coloc à propos du sien ; elle s’appelait Pauline. Contraction des 2 prénoms de ses grands mère Paulette et Jacqueline. Et elle disait toujours : « c’est quand même mieux que Jacquelette » et ça me faisait rire ^_^
    Ma maman m’a aussi raconté qu’elle avait eu un flash en traversant un pont pour le choix de mon prénom :)
    Comme toi j’adore les objets qui ont une histoire. Comme ma bague Claddagh que j’adore non seulement parce que je l’ai découverte avec émotion quand Angel l’offre à Buffy mais surtout parce que j’adore sa légende <3 encore un très joli article. Bisous

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