Une journée pour découvrir Albiez-Montrond en Savoie

Des vaches, de la trotinette, du fun, des plantes comestibles, du beaufort, de la baignade, de la montagne… En introduction de ce billet j’ai préféré te lister ces différents mots-clés qui ont tous un point un commun. En effet, tout ceci se découvre à Albiez-Montrond, petite station familiale de Savoie que j’ai eu la chance d’arpenter samedi dernier et dont je te dresse le compte-rendu aujourd’hui.

La Savoie, tu le sais certainement c’est ce département qui m’a vu grandir et vers lequel je suis revenue à la fin de mes études. La Savoie, j’en suis amoureuse depuis au moins 26 ans.
Alors lorsque la station d’Albiez-Montrond, en Maurienne, m’a proposé de nous rencontrer le temps d’une journée, j’ai accepté sans hésiter !

Dieu soit loué, je ne suis pas malade en voiture. Autrement, c’est la tête dans le sac que j’aurais franchi le panneau d’entrée de la station d’Albiez-Montrond. Et c’est bien dommage parce que j’aurais loupé la surprise de découvrir un superbe plateau à 1400 mètres d’altitude, je serais aussi passé à côté de la vue sur les aiguilles d’Arves et plus généralement, du très joli paysage qui se découvrait devant moi.

Mais pas le temps de s’éterniser à contempler le paysage, le programme de la journée est bien complet et, ô surprise, je découvre que Romy du blog My Berry Style passera la journée à nos côtés.

Au planning : six grandes activités que j’ai décidé de t’énumérer de ce pas !

Jouer les casse-cou et prétendre piloter une moto-cross alors qu’il ne s’agit que d’une trottinette électrique bridée à 30 km/h

Une trottinette électrique, sur le papier c’est pas hyper warrior comme activité. Mais une trottinette dont le diamètres des pneus frôle celui des roues du tracteur de mon grand-père, c’est tout de même différent. Aussi, avec ce genre d’engins absolument tout terrains, tu t’éclates à dévaler les pentes sans bruits, sans pollution et sans bousiller les champs des agriculteurs du coin. En clair, tout le monde est content et cette nouvelle activité outdoor estivale vient de faire mon été !

Manger gras et choper du cholestérol en un seul repas

Ce n’est pas une surprise pour moi qui suis née dans « le sept-trois » : les spécialités culinaires du coin sont bien riches, bien grasses et auraient de quoi provoquer un AVC au premier des végans. Bien sûr, le temps d’un pique-nique, tu veux bien remettre tes convictions healthy à plus tard et te délecter d’une bonne terrine au beaufort et d’une tartine au beurre local. « Le gras, c’est la vie », disait un philosophe.

Redevenir un gamin et ne pas avoir peur du ridicule

Le Wibit, c’est le nom donné à ce parcours du combattant à mi chemin entre un château gonflable flottant et une épreuve d’Interville (mais sans les vachettes). Le but ? On le cherche encore. Mais ce qui est sûr c’est que l’activité est un peu physique, carrément aquatique, anti-sexy mais amusante. Surtout amusante ! Et c’est là l’essentiel après tout. 

Fabriquer du beurre (presque) comme autrefois

Dans les années 40, Irma et sa famille vivaient en collocation avec huit vaches. Aujourd’hui, la maison qu’ils partageaient est devenue un musée mais les meubles sont en partie restés. Aussi, c’est autour de la table familiale que l’on s’installe pour écouter Irma parler du temps passé et nous partager sa vision heureuse et simple de la vie d’autrefois. En prime, on a fabriqué notre propre beurre presque comme « dans l’temps » en remplaçant la baratte par une bouteille vide Quezac. Le charme n’y est plus mais une fois la motte pressée dans son vieux moule en bois, l’illusion est parfaite. Ne reste plus qu’à sortir son Opinel et couper une bonne grosse miche de pain pour passer à la dégustation.

Apprendre à différencier les plantes que tu peux manger de celles qui te tueront probablement dans d’atroces souffrances, comme dans le film Into The Wild

Désolée pour ceux qui ne savaient pas encore qu’à la fin d’Into The Wild le mec meurt empoisonné par une pauvre baie qu’il pensait sans danger. En vrai, grâce à Virginie, j’ai appris qu’il existait du fenouil sauvage (et que c’était très bon), que l’on pouvait calmer les douleurs de règles grâce à une jolie plante dont je ne me souviens pas du nom et que la Gentiane (la plante à l’origine de la Suze) possédait un sosie tellement venimeux qu’il peut te tuer si tu venais à en faire ton propre alcool. Voilà. Bonne ambiance. En vrai je remercie surtout Virgine qui m’a donner une leçon de vie : en montagne, mieux vaut ne pas trop jouer les Marc Vera et bouffer tout ce que tu trouves, si tu ne veux pas atterrir aux Urgences avec une pompe dans le bide pour laver tout ton estomac.
Bon appétit.

Traire des vaches et croire que ton geste est parfait

Bien saisir la mamelle entre ses doigts, appuyer fermement et tenter de viser proprement pour récupérer le précieux liquide. A priori sur le papier c’est plutôt simple. D’ailleurs cela marche très bien. En douze pressions sur le pie je parviens à récolter 10 ml. Badass. A côté de moi, Guy, agriculteur depuis des années me mets la pâté. Il rempli mon gobelet en seulement deux giclées. Heureusement que la coopérative n’attend pas après moi pour rassembler les 400 à 450 litres nécessaires à la fabrication d’un seul beaufort…

En bref, la station d’Albiez-Montrond est à l’image de la Savoie : authentique, familiale, et riche de découvertes. Je ne serais que te conseiller d’aller la rencontrer, le temps d’une journée ou plus si affinité…

Alors ? Branchée pour venir découvrir la Savoie et/ou Albiez-Montrond ?


Merci à Romy de m’avoir pris en photo la main sur le pis et à la station d’Albiez-Montrond pour cette folle journée

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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

8 Comments

  1. Coucou Charline,
    Quelle bonne surprise que de découvrir qu’on allait passer cette journée de découverte ensemble. On a vraiment trop rigolé ! Ton article est super, il retranscrit bien toutes les activités qu’on a eu la chance de partager. Cette station est vraiment jolie et il n’y a pas de quoi s’ennuyer.
    A bientôt peut-être pour de prochaines aventures.
    Bisous ♥
    • Héhé salut Romy !
      C’est vrai que le fait qu’on se retrouve par surprise et qu’on n’étions que tous les quatre a partager cette journée était vraiment chouette. Je l’ai vraiment vécu comme une journée entre potes, dans la joie et la bonne humeur. :D Bref, c’était vraiment top-top-top !
      Et puis effectivement la station est super jolie et les activités proposées carrément originales. Tout était donc réuni pour qu’on passe un super moment et ça a été le cas je crois ;)
      A bientôt en effet !
      Bisous
  2. Merci d’être venu par chez nous, agriculteurs aussi mais sur le village voisin.
    Une petite erreur s’est glissée : il ne faut pas 60L pour faire une Beaufort mais 400-450L pour une meule d’environ 40 à 45kg.
    Laudine du Gaec de Bellecombe à Albiez le Jeune
    • Coucou Laudine et merci pour ton commentaire.
      Waaaa ! 400L de lait c’est pas rien en effet. Je m’en vais de ce pas corriger la petite coquille qui s’est glissée dans l’article. :)
      Merci de ton passage et à bientôt peut-être à Albiez.
  3. Coucou Charline,

    Quelle épopée dis donc :) c’est sympa je trouve comme découverte de site, de pouvoir découvrir des activités « a l’ancienne », comme faire son beurre ou traire une vache à la main. Ayant déjà fait moi même la traite à la main (pas complète, mais juste vérifie qu’il y avait bien du lait avant de brancher la machine), c’est vraiment pas aussi facileque sur le papier. Mais on y arrive au final.

    Bref, très sympa cette découverte en tout cas,
    Bisous
    Lauriane

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