J’ai pris la pilule du lendemain… Plusieurs fois

Longtemps sur le blog, je me suis refusée d’écrire à propos de tel ou tel sujet sous prétexte qu’il arrivait à ma mère de lire certains de mes billets. Mais nous sommes en 2018, j’ai 27 ans, alors au diable l’auto-censure ! Du coup si tu passes par là aujourd’hui, maman, je te fais un p’tit coucou ! Car oui, j’ai pris la pilule du lendemain. Plusieurs fois, même.

Prendre la pilule du lendemain c’est comme prendre un Uber parce qu’on a raté le dernier métro, c’est comme déclencher son parachute de secours parce que le précédent ne s’est pas déployé, c’est comme utiliser une paire de ciseaux parce que l’ouverture facile du paquet de Twix s’est encore montrée capricieuse.

Et à quel moment, opter pour une option de secours est un truc qu’on devrait taire, dont on devrait avoir honte ou, pire encore, dont on devrait s’abstenir ?

J’ai 27 ans, je m’appelle Charline et j’ai pris la pilule du lendemain. Plusieurs fois.

Parmi ces différentes expériences, j’aimerais te conter l’une d’entre elle. Pas celle dont je suis la plus fière (et tu comprendras vite pourquoi). Mais peut-être bien celle qui est la plus à même d’arriver à d’autres personnes.

Nous sommes samedi soir très tard, ou dimanche matin, très tôt. Les décibels tapent dans ma tête autant que ces trois derniers verres de bière. On s’amuse, on rit, on danse, on parle fort, on se roule des pelles et on oublie (trop) rapidement les fondamentaux.

Avoir un rapport sexuel non protégé, alors que coulait plus d’alcool que de sang dans mes veines, était évidemment une bien belle erreur. Les IST (Infections Sexuellement Transmissibles), tout ça, je t’épargne le dessin. Donc en vrai, on ne fait pas comme moi, hein ! On n’oublie pas de toujours utiliser le préservatif car c’est la seule barrière pour se protéger des IST.

Au petit matin, toutefois, les esprits plus ou moins retrouvés, j’ai compris que j’avais une responsabilité à assumer. Techniquement, que nous étions deux à avoir une responsabilité à assumer. Et cela tombait bien parce que j’avais parfaitement connaissance que le pharmacien du quartier disposait de ce dont j’avais besoin pour moins de 20 €. Et sans ordonnance !

« Vous savez comment procéder ? » m’a demandé le pharmacien sur un ton que j’ai jugé un peu dédaigneux.

« Non », j’ai répondu timidement. Alors il a répliqué son pitch habituel : prise de la pilule le plus tôt possible après le rapport à risque de grossesse. Ne pas oublier de protéger les prochains rapports avec un préservatif jusqu’au début des règles suivantes. Reprendre un comprimé si vomissement dans les 3 heures qui suivent la prise de la pilule. Evidemment, il fallait aussi que je surveille l’arrivée de mes prochaines règles. En cas de retard ou de doute, le test de grossesse s’imposait.

Il a fini en me tendant la boite, sans même un sourire.

Je suis repartie chez moi, mon médicament suremballé enfoncé bien au fond de mon sac à main. J’ai bu un verre d’eau, ingéré cette fichue pilule en même temps et j’ai plongé la boite en carton dans le fond de ma poubelle de tri. En veillant tout particulièrement à la recouvrir de boites d’œufs et des paquets de biscuits Petit-Déjeuner.

Je reconnais que j’ai un peu culpabilisé, que je me suis sentie un peu seule, un peu honteuse. Que j’ai eu peur. Peur que ce dispositif de secours ne fonctionne pas (rappelons que même s’il est efficace, il ne l’est pas à 100 %), peur qu’il m’afflige douleurs et embarras.

Mais les semaines ont défilé, et tout s’est très bien passé.

Pourquoi s’en remettre au hasard
quand on a toutes les cartes en mains ?

En France, alors que nous vivons dans un pays où l’accès à la contraception est facilité, un tiers des grossesses ne sont pas désirées. 60% d’entre elles s’achèveront par une IVG.

Les facteurs de grossesse non désirée sont nombreux. Il y a, bien évidemment, l’absence totale de moyen de contraception, typiquement la situation dont je t’ai parlé plus haut. Il y a la rupture du préservatif, l’oubli de pilule (de changement de patch ou d’anneau), et il y a également le fait d’avoir cru que la méthode du retrait était un système de contraception fiable.

Car pour ceux qui se le demandent : non, la méthode du retrait n’est pas un moyen de contraception mécanique ! C’est juste l’imbécilité d’oublier que des spermatozoïdes contenus dans le liquide séminal peuvent, eux, suivre leur petit bonhomme de chemin jusqu’à l’ovule. Et ce, même s’il n’y a pas eu d’éjaculation.

Trop souvent, on préfère fermer les yeux ou croiser les doigts. S’en remettre au hasard et espérer que grossesse il n’y aura pas. Parce qu’on pense qu’oublier sa pilule une fois n’aura pas d’incidence, parce qu’on s’imagine ne pas pouvoir tomber enceinte lors du tout premier rapport. Parce qu’on pense qu’il n’y a aucun risque pour les rapports survenus avant ou après le 14e jour du cycle…

Au diable les idées reçues !

Et c’est ce nuage de méconnaissance, de gêne et d’embarra qui pesait sur moi à chaque fois que j’ai dû m’armer de courage pour aller demander une pilule du lendemain au pharmacien.

Du courage ? Pourquoi ?

Si je te parle de cela aujourd’hui c’est que je suis excédée. Exaspérée d’entendre tout et n’importe quoi à propos de la pilule du lendemain. Mais surtout énervée de constater que l’on ressent une part de honte quand on a recours à ce moyen de contraception de la dernière chance ; qu’on culpabilise quand on l’utilise, et qu’on pense tout simplement que cette petite pilule est un truc super dangereux.

Non, elle ne rend pas stérile. Cette idée reçue est véhiculée par le fait que la pilule du lendemain est un médicament que l’on prend très occasionnellement. On s’imagine que si on ne la réserve que pour les situations d’urgence, c’est qu’elle possède forcément un vice caché. C’est faux. La seule limite de la contraception d’urgence, c’est qu’elle est moins efficace qu’une contraception régulière mise en place en amont du rapport sexuel. Elle n’est tout simplement pas efficace à 100 % et c’est pour cela qu’elle ne peut pas se substituer à une contraception régulière.

Non, elle n’est pas abortive. Elle retarde l’ovulation de quelques jours, empêchant un potentiel spermatozoïde de rencontrer un ovule.

Non, elle ne donne pas systématiquement la nausée ou des maux de ventre. Si les effets secondaires de la pilule du lendemain existent, comme pour tous les médicaments d’ailleurs, ils sont loin d’être systématiques.

Et non, un grand non : On n’est pas une trainée ignorante si un dimanche matin on s’est pointé à la pharmacie de garde pour demander une solution de secours.

Définitivement. Non !

Bien au contraire, on est même quelqu’un de parfaitement responsable.

Est-ce que ce sujet te semble important ?
Aimerais-tu que l’on parle à nouveau de contraception sur le blog ?


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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

25 Comments

  1. Coucou Charline,

    Ce billet est très intéressant. Et ma fois, tu viens de m’apprendre que la pilule du lendemain est payante. Il me semblait au contraire qu’elle était gratuite… oui, tu t’es montrée responsable en la prenant, c’est sure. Malheureusement, il y a tellement de non dit autour de ctte pilule et de légende urbaine, qu’on finit par ne plus savoir le vrai du faux. Certains se moquent des cours de sexualité aux USA, mais perso, je pense que ce serait pas plus mal d’avoir ce genre d’informations au collège et au lycée.
    Charline présidente ! En tout cas merci d’avoir arrêté de t’autocensurer. Et bonjour à ta maman si elle lit mon commentaire.
    Bonne journée,
    Lauriane

    • Coucou Lauriane,

      Comme le souligne très justement Plume, elle est gratuite pour les mineurs. Par ailleurs, elle est remboursée à 65% (je ne suis plus tout à fait sûre du chiffre cela dit) par la sécurité sociale si on se la procure avec une ordonnance. Alors, tu me diras, c’est franchement pas possible de prendre RDV chez un médecin urgemment après le rapport à risque, étant donné qu’il faut prendre la pilule le plus rapidement possible. Toutefois, tu peux te faire prescrire la pilule du lendemain lors d’un banal contrôle gynécologique et ainsi en avoir une dans ton placard à Pharmacie en cas de petit accident. #AstuceDeCheapFille

      Sinon, je te rejoins, je pense que les cours et ateliers dédiés à la sexualité sont très intéressants et permettent clairement d’éclaircir les zones d’ombres de l’adolescence.

      A très bientôt en tout cas

  2. Salut Charline !

    Je trouve ça très bien que tu cherches à nous déculpabiliser, d’autant plus que, tu as raison, il n’y a pas à avoir honte de recourir à ce moyen en cas d’échec de notre moyen de contraception. Je pense que si le/la phramacien/pharmacienne est si désagréable, c’est parce qu’ils voient de nombreuses gamines qui font clairement n’importe quoi, et qu’ils essaient par là de les responsabiliser (après, je ne dis pas que c’est forcément la bonne méthode).

    Je ne compte plus le nombre d’histoires que j’entends sur des rapports non protégés avec des inconnus et la réponse d’une débilité profonde « oh mais le sida yen a pas chez des personnes de notre génération » ou « aujourd’hui, on ne meurt plus du sida » ; ou encore les histoires de gamines qui utilisent la pilule du lendemain ou, pire encore, l’avortement, comme si c’était un moyen de contraception. Si on met de côté le débat sur la considération de l’embryon en tant que personne, pour lequel chacun a la liberté de croire ce qu’il souhaite, ces méthodes ne sont pas sans danger pour le corps de la fille/femme qui les utilise, de surcroît lorsqu’elles sont répétées. Ok, prendre la pilule du lendemain une fois par an ne va pas nous tuer ou nous rendre stérile. Enfin, cela reste un shot d’hormones, c’est violent pour le corps et certainement pas anodin. Bien sûr, c’est préférable à un risque de grossesse non désirée, je ne dis pas le contraire ;) Mais, de mon point de vue, si l’on est assez mâture pour avoir des rapports sexuels, on est assez mâture pour connaître les risques et prendre toutes les précautions pour protéger son corps. Après chacun fait ce qu’il veut avec son corps, bien sûr !

    D’ailleurs, je dis que ça ne va pas nous « tuer », eh bien, tu te souviens des histoires des filles qui ont fait des embolies pulmonaires à cause de leur pilule ? Je fais partie des personnes « à risque », pour lesquelles les hormones sont particulièrement dangereuses car elles font coaguler notre sang, qui coagule déjà trop. Je ne prends déjà pas la pilule classique, donc la pilule du lendemain, si je peux l’éviter, c’est préférable ^^’ On est nombreux à souffrir de cette mutation et peu à en connaître l’existence, donc ça peut être dangereux.

    Pour finir, je tenais juste à relever ta remarque comme quoi la pilule du lendemain n’est pas « abortive ». Je ne suis pas vraiment d’accord. Tout dépend ce que l’on considère comme définition de l’avortement, et à quel moment on est dans son cycle par rapport au rapport sexuel non protégé. Si la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovule a déjà eu lieu (et donc la formation d’une cellule œuf et, dans la foulée, d’un embryon) au moment où on prend ladite pilule, alors son action est d’empêcher l’accrochage de l’embryon formé sur la muqueuse utérine, résultant en son évacuation par voie naturelle. Je suis d’accord, cela est similaire à l’action d’un stérilet en cuivre. Néanmoins, si l’on joue sur les mots et que l’on considère que l’avortement est la destruction d’un embryon (accroché ou non à l’utérus), alors elle peut avoir une action abortive. Ce n’est pas grave en soit, là encore tout dépend des croyances de chacun, mais je pense qu’il est important de le savoir :)

    Voilà, ce point de vue n’engage que moi et ne diminue en rien l’intérêt de ton article ! :)

    La bise !

    Morgane

    • Coucou morgane ! Tu soulève un point qui me tiens à coeur, ce que tu dis est vrai pose la question du planning familiale : oui on aide des ados mais en même temps il ya un gros problème de gestion avec ce secret médical et donc une mauvaise connaissance des antécédent tout ça …

      Pour la pillule du lendemain elle est aussi dangereuse que la normal pour les embolies ?

    • Coucou Morgane,

      Et merci pour ton commentaire argumenté, précis et bienveillant (si tout le monde pouvait être comme toi…)

      Je te rejoins sur le fait que pilule, du lendemain ou de tous les jours, restent des hormones qui impliquent, donc, des conséquences sur le corps. Et comme tu l’as justement dit, des conséquences qui peuvent être assez catastrophiques pour ceux qui ont des antécédents médicaux pas franchement en adéquation avec cette médication. Ca me rappelle d’ailleurs le jours où j’ai déplié la notice de ma contraception régulière. Vraiment, devant le mettre carré de petites lignes et les différentes listes d’effets secondaires, je me suis demandé si je n’étais pas en train de faire une bêtise. Toutefois, entre le risque de souffrir d’un souci veineux et celui d’élever un enfant, j’ai choisi mon camp… A chacun ses choix en définitive.

      Concernant ton dernier point, tes précisions sont parfaitement justes et… précises. Dans la mesure du possible, elle agit avant la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde (c’est pour cela qu’il faut la prendre le plus rapidement possible). Si, effectivement, elle a aussi pour effet de réduire les chances de nidification, c’est plutôt son option de secours. Une dernière chance dans la dernière chance, finalement.
      Si j’emploie l’expression « la pilule n’est pas abortive », c’est surtout un raccourci pour comprendre qu’elle ne mettra pas fin à une grossesse de plusieurs semaines et que, non, prendre la pilule n’est pas comme déclencher un avortement avec tout ce qui s’en suit de traumatisant (saignements abondant, douleurs…).

      Merci en tout cas d’avoir pris le temps de partager ton expérience et ton avis,
      Je te souhaite une très bonne journée

      Bisous

  3. Coucou, je trouve ce sujet très important et hyper intéressant ! Perso j’ai 35 ans et je l’ai prise deux fois. Je ne me souviens plus de l’accueil que j’ai reçu en pharmacie mais par contre j’étais pas à l’aise, comme si je venais dire  » heu j’ai fait une bêtise s’il vous plaît ne me jugez pas.. » pourtant comme tu le dis c’est un geste responsable dont on ne devrait pas avoir honte, merde! :-)
    Je n’ai pas eu d’effets secondaires pour ma part
    En tout cas chouette article! Bise
    • Bonsoir Mathilde et merci pour ton témoignage,
      Je vois qu’on était finalement un peu dans le même état d’esprit toutes les deux à ce moment là. Et c’est vrai que je trouve ça dommage. Mais il parait que le meilleur moyen de lutter contre la gêne, c’est d’en parler, alors peut-être que mon petit billet, aussi rikiki soit-il peut aider… ;)
      Merci et à très bientôt en tout cas
  4. Coucou Charline ! J’ai lu ton article avec grand plaisir même si la thématique est (malheureusement) un brin délicate. Je n’ai jamais eu à prendre cette pilule du lendemain mais je trouve cela regrettable que certaines en aient tellement honte qu’elles préfèrent ne pas se rendre en pharmacie pour se la procurer. Après, il y a un autre débat. Celui qui touche celles qui « abusent » de la fameuse pilule au lieu de prendre les choses « en amont ». Je pense que c’est aussi pour cette raison qu’on n’ose pas trop banaliser le geste. En tout cas, bravo à toi d’en parler si ouvertement, sans chichis et avec humour même. :)
    PS : Bienvenue dans la team « ma maman lit mon blog » alors ! :D
    • Coucou Lucie et merci pour ton petit passage ici.
      Je ne sais pas s’il y a vraiment des gens qui « abusent » ou s’il ne s’agit pas plutôt d’une légende urbaine… Compte tenu de son prix déjà…
      En tout cas, il faut bien retenir que si les pharmaciens sont si « moralisateurs » devant ce petit comprimé c’est bien parce que son efficacité est moindre que celle d’une contraception en amont. Par conséquent, elle ne peut devenir une solution régulière.
      PS : je n’ai pas encore eu de retour de ma maman, je ne sais pas si elle a lu ce billet :D
  5. Coucou toi <3 je me suis trouvée dans cette situation après avoir vomi ma pilule après une soirée trop arrosée et une grosse frayeur (TMI ? glamour toujours).
    Je fais partie de ces femmes qui aimeraient, comme toi, que les sujets typiquement féminins puissent être abordés sans tabou. Non les règles c'est pas sale, dire tampon ou je vais changer ma cup sans rougir (quand on ose le dire).
    Les articles comme ça font du bien même si le sujet est sensible.
    Ce qui ne me paraît pas normal à moi c'est que la contraception soit payante. Tout le comme les capotes.
    Enfin voilà, on va y arriver à force à faire changer tout ça #positiveattitude
    Bisous <3
    Ps connard de pharmacien
    • Coucou Mamzelle Poppy !
      Mais oui, parlons en, n’ayons pas honte de dire qu’on est de mauvaise humeur parce que nos règles nous cassent les pieds, ou bien qu’on a déjà eu des hémorroïdes ! ;)
      Sinon, dans ton commentaire, tu abordes un point pour lequel je suis absolument d’accord. Toutes les méthodes de contraception devraient être remboursées (au moins en partie). Y compris pour les préservatifs. Même si, pour les préservatifs, y’a toujours moyen de s’en faire un bon gros stock en festival… Enfin bref, on en avait déjà discuté de vive voix et tu sais que je te rejoins complètement sur ce point.
      Allez, la bise !
      A bientôt
  6. Mais quel bien fou de lire ton article ! C’est encore un sujet tellement tabou aujourd’hui, alors que les erreurs ça arrivent, les mésaventures, les oublis, les soirées trop arrosées, les esprits trop occupés. On a la chance d’avoir cette solution de secours, ça ne devrait pas être vu comme une honte mais bien comme la chance de rattraper un petit dérapage, un préservatif qui craque, une pilule qui ne fonctionne pas car oui cela arrive. Merci pour ce bel article, je te suis complètement !
    • Coucou Cécilia et merci pour ton joli commentaire approbateur :)
      Comme tu le dis, les erreurs et les oublis arrivent à tout le monde et comme dit ma maman, y’a qu’à ceux qui ne font rien qu’on ne peut rien reproché ^^
      A très bientôt en tout cas.
  7. Effectivement c’est dommage qu’en France, ce soit encore une honte et que certaines préfèrent serrer les fesses et prier plutôt qu’y recourir. Parce que certes ce n’est pas un moyen de contraception mais oui ça peut être nécessaire parfois.
    Je l’ai prise une fois, dans des circonstances dont je ne suis vraiment pas fière (parce que j’ai agis comme une idiote) mais au moins, j’ai limité les risques.
    • Coucou Azylis,
      Je pense qu’effectivement, il est important de prendre conscience que la pilule du lendemain est un moyen d’urgence, de la dernière chance. Une solution de secours pour éviter « les gros dommages ».Et dans ton cas, comme dans le mien d’ailleurs, on a retenu quelque chose de cette aventure. Histoire qu’à l’avenir on ne reproduise pas les même erreurs ;)
      Merci de ton commentaire en tout cas et à très bientôt.
  8. Coucou Charline,
    Je trouve ça vraiment super que tu aies abordé le sujet.
    Il m’est arrivé à 2 reprises de prendre la pilule du lendemain et j’étais mineure… La première fois parce que mon « partenaire » a discrètement viré sa capote (l’enfoiré!) et la deuxième fois parce que le préservatif avait craqué… Et les deux fois, je me suis sentie très honteuse. À tel point que j’ai à chaque fois envoyé quelqu’un à la place, la première fois une copine et la deuxième fois mon copain (qui est aujourd’hui mon mari :))
    Bien qu’on en parle un peu plus, je trouve que tout ce qui touche à la sexualité et à la contraception reste encore tabou et c’est dommage…
    Continue comme ça Charline, ton blog est super.
    Bisous
  9. Coucou Aurélie, et merci pour ton commentaire très très touchant et encourageant.
    Je pense aussi qu’on devrait plus souvent parler de sexualité et de contraception, sans tabou. Je devrais peut-être m’y mettre tiens ;)
    Un gros bisous et un immense merci,
    A bientôt !
  10. Super article, tu as traité le sujet dans l’ensemble !
    Mais je pense qu’il faut vraiment changer ce tabou, cette gêne, cette honte autour de la pilule du lendemain car elle cause aujourd’hui du tord à beaucoup de femmes, en particulier les jeunes filles !
    Je te remercie en tout cas de nous avoir partagée ton expérience :)
  11. Bonjour,

    Je viens de découvrir ton blog via celui de Mélissa, et je pense que nous avons le même humour discutable, car les articles que j’ai lu m’ont dans l’ensemble bien fait rire. ;)

    Je choisis néanmoins celui-là pour laisser un petit mot pour te remercier. Cet article m’a fait du bien, et je pense qu’il est important de plus communiquer là-dessus. Moi aussi j’ai pris la pilule du lendemain plusieurs fois, et ce que j’en retiens, à chaque fois, c’est l’air du pharmacien ou de la pharmacienne. Un regard qui te juge, qui te fait culpabiliser. Un regard qui semble dire « rhoooo cette fille a eu un rapport non protégé, ohlala, quelle irresponsable ! ». en général, ce regard est accompagné d’un petit discours de sensibilisation un poil moralisateur, c’est parfaitement agaçant. Surtout que dans mon cas, ces « accidents » ont toujours eu lieu dans le cadre de ma vie de couple, donc protégés, mais un préservatif qui craque ou un oubli de pilule, ma foi, ça arrive à tout le monde. Et quand bien même, ce n’est pas leur problème !
    Bref, je m’égare un peu, mais tout ça pour dire que je suis entièrement d’accord avec toi : on ne devrait pas se sentir honteuse d’aller acheter un pilule du lendemain, au contraire, c’est bien plus gérable qu’un avortement ou vivre avec un enfant non-désiré. Donc merci ! J’espère que des jeunes filles tomberont sur cet article. Je pense qu’il m’aurait bien aidée, s’il avait été écrit il y a 10 ans…

    Et donc je suis ravie d’avoir découvert ton blog, je le trouve très agréable !

    • Bonjour à toi chère Véro,
      Tout d’abord, sache que ton commentaire vient d’apporter une touche réconfort majeure à ma journée bien chargée. :) Je t’en remercie vivement.
      Moi aussi, à l’époque où j’ai pris la pilule du lendemain pour la première fois, j’aurais aimé lire ce genre de billet. Un truc qui me rappelle, en condensé, que l’on s’expose à de bien moindres risques en la prenant, plutôt qu’en croisant les doigts et en espérant très fort ne pas tomber enceinte.
      Et une fois qu’on a compris ça, le pharmacien dédaigneux, c’est du pipi de chat. Comporte son discours, qu’importe son ton moralisateur, si on est soi-même sûr de faire quelque chose de bien pour soi, c’est le plus important.
      J’espère avoir été claire dans mes propos, en me relisant je ne suis pas tout à fait convaincue.
      En tout cas, j’espère te revoir ici très vite :)
      Très bonne fin de journée, à bientôt !
      • Si si, c’était très clair pour moi en tout cas ! Mais de fait, quand on a 18 piges (ou moins pour certaines), et que personne ne nous a jamais fait passer ce genre de message, c’est difficile de faire abstraction des remarques du pharmacien. Effectivement, au bout d’un moment, on finit par n’en avoir plus rien à faire, et heureusement d’ailleurs !

        Merci pour ta réponse et à une prochaine !

  12. Coucou Charline, quelques jours après avoir lu ton article, j’ai du me rendre à la pharmacie pour cette fameuse pilule… Donc bizarrement j’ai pensé à toi en m’y rendant j’ai eu la chance d’avoir un acceuil tout à fait normal avec les conseils adéquat uniquement sur la prise du médicament.
    Et oui je trouve que c’est un sujet très important, sur lequel on peut trouver beaucoup de jugement alors que ça peu arriver à tout le monde, et ce dont on a besoin c’est de conseils, pas de jugement. En tout cas tu abordes toujours tes sujets avec humour, j’adore te lire
    • Penser à moi en allant demander une pilule du lendemain ? ;) Je pense que c’est du jamais vu. Mais tu as raison : ce dont nous avons besoin c’est de conseils, pas de jugements ! Et parfois, la limite entre les deux est sacrément minime, hélas.

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