Oui, j’ai mes règles et alors ?

« « T’es là au bar, tu discutes avec tes potes entre trois pintes et un coca et l’une de tes amies interrompt la discussion pour dire : bouger pas les mecs, je vais changer de tampon, je reviens ! »
Franchement, j’voudrais vivre dans un monde où ce genre de situation ne choque personne ! »
Voilà ce que m’a dit mon pote Gaël un soir, alors qu’on partageait une bière et que l’on venait de passer dix bonnes minutes à parler menstruations, coupe menstruelle et nana en période d’ovulation.

Oui, j'ai mes règles et alors ?

En court d’SVT au collège notre professeur, monsieur Legourierec, nous a appris que le corps d’une femme fonctionnait de la façon suivante : chaque 28 jours environ, l’un de ses ovaires expulse un ovule. Lequel remonte les trompes de Fallope dans l’espoir d’être fécondé par un spermatozoïde. Top départ pour débuter le processus de fabrication d’un nouvel être humain : swag suprême dans la carrière d’un ovule. Si ça n’est pas le cas, alors il devra s’en aller, tombant dans le gouffre gravitationnel de l’utérus. Avec lui, s’en ira également le terrain de vaisseaux sanguins propice à la fabrication d’un bébé. Le tout finissant par se morfondre sur le coton délavé d’une petite culotte Kiabi.
C’est ce que l’on appelle les règles.

Ce phénomène, en plus d’être fascinant, est tout à fait normal. Il est même synonyme du parfait fonctionnement de la machinerie corporelle propre aux femmes.

Oui, j'ai mes règles et alors ?

Pourtant, je me souviens qu’un matin de ma 15e année, j’ai découvert le pot au rouge dans la salle-de-bain familiale. Je suis restée là cinq minutes, à califourchon sur les toilettes me demandant dans quel sens devais-je fixer cette satanée et bien trop épaisse serviette.
Pensive, craintive mais surtout terriblement mal. Comme si mon corps me trahissait. Comme s’il ne m’appartenait officiellement plus.

Oui, j'ai mes règles et alors ?

Aujourd’hui encore je peux aisément me remémorer ce moment embarrassant durant lequel j’échafaudais par quel stratagème j’allais en informer ma mère. J’avais beau savoir que le phénomène était normal, qu’il finirait par débarquer, je me sentais prise au dépourvu. Les discussions timides avec les copines et les rares échanges avec ma mère, n’étaient pas franchement suffisants pour me permettre de vivre l’arrivée de mes règles en toute décontraction.

J’étais mal préparée. Et cela parce que ma mère, elle-même avait été mal préparée. Parce que mes copines, parce que les femmes autour de moi avaient été mal préparées aussi.

J’ai appris seulement récemment que nous, les femmes, avons beaucoup de chance dans la façon de vivre nos règles aujourd’hui. Coupes menstruelles, tampons, serviettes et autres protections hygiéniques nous sont facilement accessibles. Ainsi, je peux poser mon paquet bariolé sur le tapis de la caisse du supermarché sans craindre le regard pesant d’un inconnu dans mon dos. C’est bête, c’est futile, mais ma mère, dans son jeune âge, n’avait pas autant de chance que moi : des croyances humiliantes qui pesaient sur les menstruations à l’extrême inconfort des protections hygiéniques de l’époque (des trucs plus proches du tapis de sol Décatlon que de la dernière innovation Nana), rien ne simplifiait la vie des femmes.

Oui, j'ai mes règles et alors ?

En quelques années pourtant on a fait beaucoup de progrès sur la question. Le brouillard épais de trouble et de honte qu’ont connu nos aïeules s’est dissipé en un translucide voile de gêne.

Ce que les croyances populaires et les religions ont tenté de nous faire croire idiotement sont devenues, pour une majorité d’entre nous, de bien ridicules balivernes.

Mais dans ce cas, si l’on sait que cet écoulement de sang est un phénomène normal et si les mentalités ont fait un bond conséquent, me vient toutefois une flopée de questions.
Pourquoi continue-t-on d’écrire « élève indisposée » sur les carnets de liaisons des lycéennes qui tentent de justifier leur dispense au cours de natation ? Pourquoi emploie-t-on les métaphores « les Anglais ont débarqué », « la période rouge », « les ragnagnas » ? Jusqu’à quand, dans les pubs pour serviettes hygiéniques, l’on va nous montrer un liquide bleu ? Comment font les nanas dans Koh Lanta ? Pourquoi dans les films les femmes n’ont jamais de fuites ? Comment se fait-il que je préfère énoncer « je vais faire pipi » plutôt que « je vais vider ma cup« , lorsqu’on me demande les raisons pour lesquelles je m’apprête à laisser ma bière sur le comptoir ?

Oui, j'ai mes règles et alors ?

Pourquoi s’offusque-t-on d’appeler un chat un chat ?
Et, plus généralement, pourquoi parle-t-on encore si peu de nos règles ?

Il reste encore un dernier pas à franchir. Un pas vers l’acceptation. Un geste qui ne peut venir que de nous, les femmes. Histoire de dédramatiser définitivement ce phénomène normal et naturel, et dont les conséquences ne doivent plus être un poids. A présent, chaque femme doit être en mesure de dire : « oui, j’ai mes règles. Et alors ? »

Oui, j'ai mes règles et alors ?

Et toi alors ? Je serais curieuse de connaître ton point de vue sur le sujet ? De même que j’aimerai savoir quel rapport tu entretiens avec tes règles ? 

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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

63 Comments

  1. Coucou Charline,

    Certes les mentalités ont évolués depuis plusieurs années. Mais quelles mentalités? Par ce qu’au final dans ce que je lis dans tes lignes (et rassures toi je suis pareille), c’est finalement nous les femmes qui avont toujours ce frein d’en parler aux hommes, ou tout du moins de ne pas en parler avec honte. Donc oui, évolution il y a eu, mais selon moi ça n’a pas encore fini d’évoluer. Et quand je lis en plus la réflexion de ton ami, comment dire, je pense que eux aussi ont besoin d’évoluer. Mais ça tient aussi de notre « éducation / préparation » par nos parents. Si eux n’en parlent pas de façon aisée avec leurs enfants, ça n’aide pas non plus. D’ailleurs les anglais qui débarquent c’est pas récent comme phrase ça… :)

    D’ailleurs tu parles Nana et autres, ils devraient t’engager pour leur pub, tes photos sont très jolie (et j’ai pas vu tout de suite le tampon avec la tasse XD).
    Bonne soirée,
    Lauriane
    PS : je suis un peu fatiguée donc je sais pas si je suis très claire XD

    • Bonjour Lauriane,
      Dans ce billet, j’ai essayé de mettre en exergue que notre gène sur le sujet est certainement provoqué par notre éducation/préparation, comme tu le soulignes d’ailleurs. Dans un second temps, je voulais aborder le fait que nous, les femmes, n’avons pas à avoir honte de ce phénomène et que, surtout, nous n’avons pas à en avoir honte auprès des hommes. Parce que certains d’entre eux sont certainement tout à fait en mesure de comprendre, d’accepter et de voir les choses évoluer.
      J’espère avoir répondu correctement à ton commentaire :-)
  2. J’aime beaucoup la facilité dont tu en parles et justement, comme tu dis, on devrait pouvoir en parler librement sans avoir l’impression de dire un gros mot ! Pour ma part, maintenant, je le dis clairement, quand on me demander pourquoi je veux pas faire telle ou telle chose, pourquoi j’ai mal au ventre, au dos… Après tout, ça fait partie de notre vie de femme et d’ailleurs c’est une grosse partie de notre vie quand on y réfléchis, à mettre toutes ces périodes bout à bout ^^ Je suis en train de tester la cup et ça me change littéralement la vie ! ;)
    • Bonjour Justine,
      A l’inverse de toi, j’ai encore beaucoup de mal à l’assumer en toute circonstances. Mais je prends de plus en plus sur moi pour un jour définitivement enterrer cet embarras que nous n’avons, à mon avis, pas à avoir. Et je crois que j’aimerais que tout le monde s’y mette. C’est un peu pour cela que j’i eu envie d’écrire ce billet en fait. :-)
      Merci de ton commentaire.
      PS : La cup aussi a changé ma vie. D’ailleurs, c’est pas pour faire de la pub dissimulée mais, as-tu lu mon billet dans lequel j’en parle justement ?
  3. Oh Charline ! ♥
    Tu m’as tellement fait rire, comme d’habitude, et tu as toujours les mots justes pourtant!
    Il es vrai qu’il est temps de passé à l’acceptation, que les pubs utilise une bonne fois pour toute du liquide rouge au lieu du bleu et de nous faire passer pour des extra-terrestres au sang bleu royal! Aha
    J’ai eu longtemps des problèmes de règles, et c’est vrai qu’en tant qu’ancienne lycéenne mon mot d’excuse d’absentéisme se résumait à : MALADE. & pourtant, malgré coucher dans mon lit à agoniser comme si la fin de ma vie approchait, je n’avais aucune envie d’avouer cette maladie « imaginaire » qui me prenait chaque premier jour de règle, une fois par mois.
    & comme tu dis, même si les temps ont changé, qu’on ose acheter notre boite de tampax en toute impartialité avec notre stock énorme sur le tapis, ce n’est pas pour autant qu’on arrive à assumer clairement nos règles. Il faudrait peut être clamer haut & fort comme tu dis : « OUI J’AI MES REGLES ET ALORS ? » avec un tampax ou une cup en main ?! Le trophée de la « victoire » – ou pas -.

    Super article en tout cas!
    Bisous :)

    • Tu as raisons ! Fichtre ! Messages aux publicitaires : envoyez la grenadine ! Cessez donc avec ce colorant bleu tellement mensonger.
      Quant à l’idée d’un rassemblement féministe et révolutionnaire, protections hygiéniques en main, j’en suis ! Tu peux compter sur moi :D

      Merci de ton passage ici et de ton commentaire Emy ;-)

  4. Coucou Charline !

    Ca c’est un super article, merci et bravo d’aborder ce sujet si bêtement tabou parfois.
    Perso je n’ai pas trop de soucis avec ça. Je n’ai pas spécialement honte de dire que je n’ai pas envie d’aller à la plage ou je ne sais où parce que j’ai mes règles. Comme tu le dis, c’est naturel et ça ne devrait pas être un sujet de gêne.
    Moi ce qui me dérange, c’est plutot la réaction que peuvent avoir certains hommes à la phrase « j’ai mes règles » avec des réponses du type « aaaaaah berk ». Et la pire de toutes : « Ohlala t’as quoi aujourd’hui, t’as tes règles ou quoi ? ». Donc ce qui me gêne c’est plutot la façon dont les hommes gracieusement épargnés par ce phénomène le considèrent et s’en moquent un peu. Donc peut-être que les filles/femmes sont plus sensibilisées et informées sur le sujet qu’avant, et bien heureusement, mais c’est du côté de nos amis les mâles qu’il faudrait peut-être faire un petit travail maintenant selon moi :) Les règles c’est pas degueu, c’est pas repoussant, c’est juste une des multiples sécrétions que produit notre corps !
    Bisous :)

  5. Coucou Charline <3

    Waouh, merci pour cet article génial et pour ton regard avisé sur ce sujet, toujours pointé d'humour ! Et ces photos !! Tu as réussi à rendre belles et même poétiques des protections hygiéniques haha ! Sinon sur le fonds je partage totalement ton avis.

    Mon histoire avec les règles n'est pas très rose (plutôt rouge d'ailleurs (ok je sors)), et va nécessiter que je te raconte un peu ma vie (mieux vaut donc peut-être pour toi que tu t'arrêtes de lire ici ^^'). Oui, car je suis incapable de raconter une histoire sans repartir de ce qui, selon le moi, est le début.

    Mes parents se sont séparés alors que j'avais à peine 8 ans je crois, la garde a été confiée à mon père et à mes 10 ans ma mère a décidé de carrément se barrer de France (et même d'Europe) pour aller vivre sur une île avec son nouveau mec. Avant de partir, elle s'est dit qu'il fallait quand même qu'elle assure un peu son rôle de mère, et m'a expliqué que vers 13 ans je perdrais un peu de sang chaque mois pour laisser de la place à un bébé. J'avais donc à peine 10 ans il me semble et on me parlait d'avoir un bébé, autant te dire que cela m'a vraiment choquée et que je lui ai vivement répondu "mais je veux pas de bébé, moi !". Elle m'a montré une serviette hygiénique, m'a aussi parlé de la pilule, de la sexualité… Ça m'a mis hyper mal à l'aise, je ne me sentais pas du tout prête. Mais elle n'avait pas l'air mal à l'aise… Bref.

    J'ai eu mes règles pour la première fois à 11 ans, et sur le moment je n'ai pas vraiment compris pourquoi ma culotte était aussi foncée. Parce que parlons glamour, quand le sang sèche il n'est pas rouge mais marron, donc j'ai cru que c'était tout autre chose ^^' Comme ça ne semblait pas passer, j'ai finalement réalisé que ce devait être ça les règles. Et là oh rage oh désespoir, moi qui croyait avoir 2 ans de répit avant de devoir m'en préoccuper ! J'ai dû mettre un jour entier avant de l'avouer à ma grand-mère (oui, heureusement, j'étais alors en vacances chez mes grands-parents, j'avais donc une femme à qui en parler), le tout en éclatant littéralement en sanglots. Heureusement ma grand-mère m'a tout de suite prise sous son aile, elle m'a dit "oh mais ce n'est pas grave ma chérie", et m'a montré les serviettes hygiéniques.

    Au final, les personnes qui m'ont le plus soutenues, ce sont mes deux grands-mères, elles ne posaient pas de questions, mais m'aidaient. Alors que mon père, mes copines à l'école, mon frère et ma sœur… On m'a juste regardée comme si j'étais sale ! Il a fallu que j'attende mes 14-15 ans, que d'autres copines les aient, pour pouvoir en parler librement avec elles. Et il a fallu que Tampax m'envoie des pubs avec échantillons par la poste pour que je découvre les tampons, dont je ne connaissais tout simplement pas l'existence. Grrr si je les avais découverts plus tôt ! Toutes ces journées inconfortables avec des serviettes…

    Bref bref, tout ça pour dire que je trouve qu'aujourd'hui le sujet reste encore hyper tabou !! Alors que bon, c'est juste un peu de sang les gars… Mais je trouve que quand même, entre femmes qui connaissent le sujet, il y a quand même une espèce de compréhension et de soutien (les premières pour moi ayant été mes grands-mères, plus tard mes copines et ma sœur), et il y a tout de même pas mal de copines avec qui je peux en parler librement. En tout cas, si j'ai une fille un jour, je ferais tout pour être là pour elle dans ce moment nécessairement difficile et j'espère vraiment qu'il n'y aura pas de tabou entre nous.

    Sinon, pour tout te dire, au jour d'aujourd'hui, du fait de problèmes de coagulation héréditaires, je dois éviter les œstrogènes, et prend donc une pilule micro-dosée à base de progestérone. Cette pilule se prend en continu et arrête donc quasiment totalement les règles (en gros, la muqueuse ne grossit pas, elle ne peut donc pas de casser). Et ça ne me manque pas le moins du monde… ;)

    Bisous !

    Morgane

    • Wahou Morgane ! Quel commentaire ! Je suis subjuguée par ton audace de te livrer ainsi. Et, bien évidemment, je trouve ça génial de parler de ton expérience sans gêne et sans tabous.
      Tu sais quoi, je penses qu’il faudrait plus de Morgane Guérin sur terre ;-)
      Bon, plus sérieusement, je pense que tu as raison de parler de ton expérience, et de ton enfance/adolescence. IL FAUT EN PARLER. Crever les tabous, les démonter au lance-pierre et les écraser comme de la patate douce !
      Merci merci mille fois pour ton commentaire très touchant.
      :-)
      • Rooooooh merci tu es adorable <3 Pas de tabou, ni gêne non !! Et tu sais quoi ? C'est parce que ta façon d'écrire sur ce blog, aussi nature et honnête, me fait me sentir bien et libre de me livrer ! Et puis ça fait du bien de faire sortir tout ça ;) Et si en prime mon expérience peut servir à d'autres, c'est que du bonus ! Share the love !!
  6. Alala ses règles….
    Ma mère n’ayant pas été préparée, elle ne voulait que je me tape la honte qu’elle avait eu à son époque. J’ai eu la chance d’être très bien préparée, de savoir comment mettre les serviettes, pouvoir lui parler librement de tout ça…
    Après j’ai passée mon bac pro dans une classe masculine (électricienne svousplait), ça m’a appris à enlever ce tabou du ‘ouais j’ai mes règles….’ :p
    Par contre je déteste toujours autant les avoirs et je me souviendrais de ma réaction la première fois… ‘merde fait ch*er’

    En tout cas ton article est vraiment bien écrit

    • C’est chouette, je félicite ta maman de t’avoir mise au parfum correctement. Si un jour j’ai une fille, je souhaiterai vraiment en faire de même. Qu’elle n’est pas peur de me faire part de ses peurs, de ses appréhensions pour lui expliquer que, c’est bon, elle peut lâcher prise, il n’y a aucune honte à avoir ses règles. Aucune honte à en parler si le besoin se fait ressentir.
      Merci de ta venue et de ton témoignage.
  7. Alors moi je n’ai plus mes règles depuis quelques années maintenant avec/grâce/à cause de ma pilule. Alors j’en vois déjà certaines (voir beaucoup) dire  » mais ce n’est pas normal blablabla glouglouglou…. » ! Je me suis pas mal poser de questions suite à de nombreuses conversations avec des copines, collègues etc et j’ai finis par reposer la question à mon gygy qui m’a tout simplement expliquer que mon  » médicament/pilule  » ne me provoquait pas d’ovulation, et donc que je n’avais rien à évacuer ! Du coup je dois dire que je le vis plutôt bien ! Un jour je l’arrêterai forcément cette pilule et j’aurai de nouveau mes règles, et je trouve les nouveaux moyens de protection vraiment super, surtout la cup !
  8. Il n’y a pas si longtemps et encore des endroits sur terre où nous sommes considérées comme impures à ce moment là… alors parler de cup, bonjour ;-) . Moi, j’suis prof de bio alors pas de tabou!
    • En effet, il y a encore beaucoup d’endroits sur terre où les croyances persistes. De même que les religions appuient encore de nombreux mythes.
      Mais, pour finir : vive les profs de bio qui sont là pour expliquer aux garçons aussi comment le corps fonctionne, même du côté féminin ! :-)
  9. Merci pour cet article très décomplexé !! Je me rappel à quel point j’avais été surprise lors de mes 1ère règles, je ne savais pas trop ce qui m’arrivait !! La cup ? Je l’ai essayé et… impossible à la placer ! Et ce n’est pas agréable du tout. J’ai donc laissé tombé.
  10. Ton article est intéressant. J’habite au Japon et ici, lorsque tu achètes des serviettes ou des tampons, on te les met systématiquement dans un sac en papier opaque, alors que pour les autres affaires, on ne te propose que des sacs en plastique transparents. Du coup, quand tu te balades avec un sac en papier kraft, tout le monde sait ce que tu as dedans :D ! Je connais une jeune japonaise (16 ans) qui, lorsqu’elle a eu ses règles pour la première fois ne savait absolument pas ce que c’était, ce qui veut dire que sa mère ne lui avait rien expliqué à ce sujet. Dans d’autres pays d’Asie, une femme qui a ses règles ne doit pas entrer dans certains temples (en même temps, qui ira vérifier ?) puisqu’elle est considérée comme impure. Le tabou qui entoure les règles est donc sans doute universel et avant que les mentalités changent…
    • Merci Biblioblog pour ton commentaire très pertinent et TRÈS intéressant. Je ne savais pas qu’en Asie les choses étaient perçues ainsi.
      Mais du coup, je me demande, es-tu considérée comme une hors-la-loi à pousser la porte d’un temple en période de menstrues ? ^^ :D
  11. Je trouve que le débat que tu soulèves est important. A force de normaliser ce genre de choses liées à notre condition « naturelle » on pourra peut-être vaincre une partie du sexisme? J’y crois dur comme le fer!
    J’ai toujours été très « nature » comme dit mon papa. Jamais eu honte de dire que j’allais faire caca/pipi/changer ma serviette.
    Après tout, c’est NATUREL, même si c’est pas le recoin de mon âme le plus glamour, on est tous soumis à ça, tout comme aux odeurs corporelles d’ailleurs que certaines personnes dans mon entourage ne tolèrent pas au point de se faire des irritations à force de se laver et pschiter de déo x).
    Alors autant dire que je vois mes règles et par extension mon corps comme un temple à respecter. Et dire clairement ce qui s’y passe, c’est le début du respect.
    Je suis peut-être dans un groupuscule, mais mon copain sait tout sur la cup, si on lui creusait un vagin, il serait prêt ;)!
    Désacraliser cette période du mois que sont les règles, ce serait aussi un moyen pour que certaines filles encore complexées se sentent enfin libres. Libres aussi d’avoir le courage d’utiliser d’autres méthodes comme la cup, que beaucoup jugent « sale » car il faut se trifouiller/connaître un peu plus, et aussi parce qu’on voit son sang de manière plus directe.
    C’est précieux d’apprendre à accepter tout ça.
    Alors merci pour ton article, il fait du bien, et il aidera certainement à propager l’acceptation de ce petit bout de cycle!
    • C’est vrai qu’il y a une forme de sexisme autour de ce sujet. Et il est tout aussi vrai qu’en parler plus permettrait d’abattre pas mal de complexes. Des barrières qu’on se monte parfois toute seule et qui sont des poids qu’on se passerait bien. Comme si cette période n’était pas assez pénible pour qu’il faille, en plus, s’infliger des complexes. Non mais !
  12. Salut Charline,
    Il est rare que je laisse des commentaires sous les articles que je lis, mais là il le fallait. MERCI beaucoup pour cet article que je trouve vraiment vraiment très bien écrit. Tu parles très bien de ce tabou, tout en nuançant bien ton propos, en rappelant que ça a été pire, mais qu’on est encore loin d’un monde où les règles seraient abordées sans complexes. Ça me fait vraiment plaisir que tu utilises ta notoriété, ton blog qui n’est pas forcément à l’origine vraiment orienté vers ce sujet, pour foutre un gros coup de pied dans le cul de ce tabou qui empoisonne la vie de toutes les femmes, et au final de toute notre société, puisque même les hommes n’ont rien contre le fait d’en parler (comme tu l’as si justement rappelé au début de ton article). Donc oui oui et oui, je suis d’accord avec toi, il est grand temps de mieux préparer les jeunes filles, les jeunes femmes qui s’apprêtent à avoir leurs premières règles en cessant de complexer à ce sujet.
    Merci encore Charline pour cet article.
    Cécilia.
    • Merci beaucoup Cécilia,
      j’aime bien fait sortir de l’ombre « la majorité silencieuse » (comme il est bon de vous décrire, vous, les lecteurs fidèles qui ne commentent jamais et que j’aime quand même :)).
      Merci de ton passage et de ton commentaire très juste qui me touche beaucoup. Il est temps, comme tu dis, de préparer dignement les jeunes filles afin qu’elles vivent au mieux ce changement tout de même important dans leur corps troublé.
      A bientôt je l’espère.
  13. Tout d’abord félicitations pour cet article, je le trouve vraiment juste, pertinent et les photos sont canon ! Il y a plein de petites choses qu’il me fait venir en tête, comme le jour où ma soeur a eu ces règles en plein mois d’août en vacances à la mer et que mes parents ont commencé à chuchoter bizarrement comme si une chose de grave avait eu lieu, et puis il y aussi tous ces jolis mots auxquels sont associés les règles (berk, crade, dégueulasse, sale, …) et finalement il y a surtout toutes ces choses pas jolies DU TOUT qui arrive à des jeunes filles car elles ont leur règle : mariage forcé, excision… En parlé est vraiment primordiale ce n’est clairement pas facile mais ton article m’a fait réalisé que si je n’arriverais peut-être pas à en parler aussi librement que l’exemple au début de l’article, je ferrais tout pour en décomplexer mes enfants (filles et garçons) !
    • Coucou Aurore (ravie de te retrouver ici après notre entrevue de lundi soir ;-))
      L’anecdote que tu racontes est malheureusement trop commune et c’est dommage. C’est à mon sens pour éviter ce genre de mésaventure qu’il faut dédramatiser les règles.
      En tout cas bonne chance pour l’éducation de tes futurs enfants par rapport à ça.
      A bientôt !
  14. J’entretiens de bons rapports avec mes règles et n’ai aucune difficulté à parler de mon passage à la cup si cela intéresse mes proches ! Pourquoi parle-t-on sans sourciller de la grossesse et de l’accouchement et avec discrétion des règles ? Je ne comprends pas !
    Sinon j’adore tes photos, cela me rappelle un défi que m’avaient lancé des amis mecs, justement, en leur prouvant que l’on pouvait faire de belles photos naturelles avec un tampon ouvert dans la bouche.. AHAH
    • « Pourquoi parle-t-on sans sourciller de la grossesse et de l’accouchement et avec discrétion des règles ? »
      Cette question que tu soulèves est vraiment intéressante. Vraiment très intéressante. Elle m’hériterait vraiment qu’on se penche sur la question.
      En tout cas, bravo pour le chalenge. Pas sûr qu’on serait arriver à un même résultat avec une serviette hygiénique mais bravo tout de même ! :-)
      A bientôt
  15. Je crois que c’est juste de la gène face à des mentalités trop pudiques, finalement est ce que tu dis plus « je vais faire caca » que « je vais vider ma cup »? J’avoue je suis mega décontractée avec tout ça, et claurement je ne suis jamais génée de dire que je vais faire la grosse commission ou vider ma cup, ni même de laisser la porte ouverte… mais j’avoue pas avec tout le monde non plus!
  16. YASSS ! Je suis totalement d’accord avec toi. Plutôt que d’en parler hors contexte autour de moi, je mets un point d’honneur à le mentionner lorsque j’ai mes règles, comme quelque chose de naturel (puisque ça l’est), sans fioritures ni ricanement gêné et ça passe souvent très bien ! De ce fait mon entourage, notamment masculin, s’y fait peu à peu, je trouve ça essentiel si on espère se débarrasser des normes patriarcales un jour. Faut bien commencer quelque part.
  17. Ah super article découvert grâce à Hellocoton! Comme tu décris bien notre situation! Les règles, fonctionnement biologique tout à fait sain (et même plutôt positif) et pourtant si mal perçu.
    Moi je le vis tellement mieux depuis la grossesse! Parce que si les règles c’est tabou, tout ce qui se passe dans ton corps de femme enceinte et post-accouchement, c’est encore un autre stade! A cela s’ajoute que tu perds globalement toute pudeur quand on passe 9mois à t’ausculter sous toutes les coutures, maintenant les règles c’est EASY ;)

    J’avoue me poser déjà la question sur le rôle que j’aurais à tenir envers ma fille. Ma maman étant prof de bio, mon éducation était très « scientifique » mais du coup j’étais assez consciente de ces choses là. Maintenant, se dire que c’est à moi de transmettre ce savoir féminin et surtout veiller à le faire bien. Mais je crois fort que le vrai challenge c’est aussi d’éduquer son frère à ces choses là pour qu’il ne voit pas ça comme un tabou et/ou un truc affreux mais plutôt comme une différence biologique avec sa soeur, comme bien d’autres!

    • Avoir une maman prof de bio, c’est sûr que c’est un bon point. Et tu soulignes une très bonne chose : éduquer le petit frère aussi. Après tout, il est aussi important qu’il comprenne au minimum ce que les femmes ressentent dans ces situations. C’est vrai qu’entre mon frère et moi, ce truc là a toujours été un énorme tabou. Et c’est nul, ça sert à rien et il n’y aucune raison pour que j’ai à m’en cacher.
  18. Coucou Charline , super intéressant ton article , il est vrai que le sujet autrefois totalement tabou a depuis évolué, mais pas suffisamment ! J’ai été réglé à l’age de 10 ans , c’était abominable ! je n’ai aucune relation avec ma mere donc comprendre se qui m’arrivais a été long et compliqué, d’autant plus qu’a cet age dans les vestiaires des filles, bonjour les moqueries des camarades qui sont persuadées que je portais des couches( mon arrivée en sixième , je m’en rappellerai longtemps ) depuis j’ai appris a comprendre mon corps mais je me demande comment font toutes les jeunes filles réglées tôt qui n’ont pas de proche pour leur expliquer. J’ai comme toi eu la sensation que mon corps ne m’appartenait plus, que j’étais contrainte a une semaine par mois de souffrance, de gène, et d’envie meurtrière ! Aujourd’hui j’ai 29 ans , j’ai pas mal de soucis qui coincide avec mes règles ( hypertension, migraine, maux de ventre abominable … ) et par chance j’ai un mari très ouvert a qui je parle sans retenu de tout, de la quantité de sang par tampon à l’état de la principale intéressée , et honnêtement mais si je vois bien qu’il se tient l’entre jambe , persuadé que c’est a lui que ca arrive , ca me fais un bien fou. Je vais tenter la coupe menstruelle d’ici 15 jours , je vais très certainement tout lui raconter dans le detail , le pauvre, mais il comprend. Quand je vois les pub pour protection hygiénique , j’hallucine toujours de voir que se sujet est prit a la légère par les publicitaires, liquide bleu dans une serviette de ouf ( qui de toute façon ne tiens pas ) présentée par une nana bien souvent a poil et fraiche comme une rose. Enfin bref il y a encore du chemin pour apprendre au plus jeune a comprendre. Merci pour cet article
    • Bonjour Morgane,
      Ton commentaire et surtout ton témoignage me touche beaucoup. J’ai été réglée assez tard. Je le prend vraiment comme une chance. Parce que j’ai des souvenirs de filles réglées très jeunes autour de moi et dont on parlait tout bas. Comme si elles avaient une tare ou quelque chose de terriblement insolite. Mes premières règles furent compliquées à appréhender. J’avais pourtant 15 ans. Alors je n’ose même pas imaginer quelle épreuve ça a dû être pour toi.
      Je trouve ça fantastique aujourd’hui de pouvoir parler de tout cela avec la personne qui partage ton quotidien. Le fait de ne plus se sentir seule à cacher un poids 5 jours par mois, c’est vrai que ça fait terriblement de bien. Je parlais de manque d’accompagnement des jeunes filles dans mon article et je crois, qu’il y a aussi un manque d’accompagnement des garçons sur ce terrain là.
      Merci de ton passage ici Morgane.
      Et bonne chance pour ta transition vers la cup. Je ne doute pas que ça révolutionne un petit bout de ta vie. Et si le sujet t’intéresse, j’ai rédigé un post plein d’humour (je crois) à son sujet. ;-)
      A bientôt.
  19. Oh ! j’ai adoré ton article.
    J’ai encore plus adoré tes photos xD
    Je suis totalement d’accord avec toi, j’avais terriblement honte au début. Cela me complexait et je n’acceptais pas cette obligation de grandir. Je l’ai mal vécu. Et je n’osais plus regarder ma mère dans les yeux.
    Au jour d’aujourd’hui, je suis totalement libérée à ce point de vue et n’ai plus aucun souci avec ça.
    Les jeunes filles ne devraient pas avoir honte et je ne sais pas qui est l’idiot qui a décidé que les règles étaient taboues et honteuses.
    • Je crois qu’on a paquet de barrières à briser pour que les jeunes filles ne ressentent plus cette honte terriblement pesante au sujet d’un phénomène normal et naturel.
      Merci de ton compliment au sujet de mes photos.
      A très bientôt.
  20. Hello!
    Meme si c’est naturel, c’est comme faire pipi ou caca on ne l’annonce pas à n’importe qui selon moi. (Phrase tue désir à éviter au 1er rencard lol)
    Puisqu’on est dans le thème, et que c’est un sujet qui me tient à coeur car je suis personnellement concernée, il est important aussi de préciser que les règles très douloureuses ne sont pas normales et peuvent être le signe d’une pathologie plus grave comme l’endométriose, 1ere cause d’infertilité! Aussi ne pas hésitez à consulter son medecin en cas de doutes…
    – Je suis absente, non ce n’est pas mon nez qui coule… oui j’ai mes règles, et alors?!!
    – Le 2eme c’est pour quand?? – J’peux pas j’ai endométriose!!
    Merci pour tes articles sérieux blindés d’humour!
    • Coucou Amélie,
      Tu fais bien de parler de l’endométriose. Sujet qui n’est pas complètement dissocié de mon billet. Puisqu’il est selon moi directement lié au tabou qui plane autour ds règles.
      Merci de ton chouette compliment et à très bientôt sur le blog ou ailleurs.
  21. Ce post est hyper intéressant ! Et je me demande du coup comment je le vis (parce que je ne me suis jamais posé la question en ces termes).
    Ce qui est sûre, c’est que j’ai une petite gêne : je vais plutôt dire « je vais faire pipi » que « je vais vider ma cup ». Même avec mes copines, j’ai tendance à ne pas le dire, à « cacher » mes règles. [Sauf si j’ai mal au dos/ventre/seins et que je suis irascible, auquel cas, je vais le faire savoir, et raler, et grogner, et dire des gros mots]
    Je crois que je suis genée parce que je pense que les autres le seront. Et si c’est le cas pour des filles, tu imagines bien que je n’aurais pas du tout la spontanéité de sortir ça à un mec. Je vais me dire que les mecs vont trouver ça sale. Moi je ne trouve pas ça dégoutant – au contraire, j’avoue être justement assez fascinée par mes menstrues, depuis que j’ai découvert la cup (béni soit l’inventeur de cette chose). C’est bien plus propre qu’un tampon (et plus confortable, et surement meilleur pour la santé), et on voit que c’est « juste » du sang. Mais c’est comme le reste : ce sont MES fluides à moi. Donc j’ai pas le même rapport. Et je peux imaginer que ça dégoute les autres.
    Encore entre filles, pourquoi pas. C’est naturel pour nous, après tout.
    Mais un mec, ne va-t-il pas trouver ça gore ? Dégueu ?! Lui qui connait le principe de la chose (merci les cours de SVT), mais qui aura une vision un peu abstraite de la chose ?

    Bref, au final, moi je sais que mon manque de naturel sera dû au fait que je ne veux pas imposer aux autres un détachement que peut-être ils ne ressentent pas vis-à-vis des règles.
    Mais sans savoir s’ils le vivent effectivement comme ça.
    Et du coup je ne risque pas de faire évoluer les mentalités ! :)

    • Oh oui, béni soit l’inventeur de la cup, tu as raison. :-) Comme toi, je trouve aussi cela bien plus propre qu’un tampon. A vrai dire, la dernière fois que j’ai reporté un tampon après presque deux ans de fidélité à la cup, je me suis dis « oh mon dieu, mais c’est vraiment ultra crade ! »
      Evidemment, comme toi je suis tout à fait en mesure d’imaginer que cela puisse dégouter les autres. Et les garçons notamment. Mais leur dégoût systématique lorsqu’on aborde un tant soit peu le sujet est particulièrement agaçant. J’ai le sentiment que certains d’entre eux sont même carrément dans le déni.
  22. Coucou! Articles vraiment intéressant! C’est vrais que les règles sont toujours vus comme quelques choses de sales et de gênant, mais personnellement ça ne m’a jamais vraiment était un sujet tabou chez moi. J’ai 3 sœurs, les hommes ont toujours étaient minoritaires chez nous (mon père doit nous supporter), donc on ne c’est jamais gêner de dire « ta eu tes règles? »/ « Tu vas les avoirs? »/ « J’ai les règles carabinée »/etc. D’ailleurs ça ma toujours étonné quand une amie ou une fille en général venait me demander une serviette en chuchotant, presque en ce cachant comme si elle était une fugitive hautement recherchée, genre tranquille on est des filles, je sais ce que c’est, il y à pas de quoi être gêner. Mais d’un autres côté c’est un peu normal je trouve de ne pas dire « je vais changer ma serviette/tampon/cup », encore avec des potes proches ou de la familles pourquoi pas autant avec des personnes moins proches je trouve que ça ne ce fait pas, ça ne les regarde pas et surtout ils n’ont pas envie de savoir je pense. Ok les règles c’est naturel mais ça reste intimes voir perso. En ce qui concerne les métaphore utilisaient pour appeler les règles, je vois ça plus comme pour « dédramatiser » la chose. xx
    • Coucou Mathilde,
      ton commentaire est très juste. Certes, si j’aimerais qu’on parle un peu plus de nos règles et qu’on ne se gêne pas pour aborder le sujet, je ne dis pas non plus qu’il faudrait prendre un mégaphone et l’annoncer à tout le voisinage dès qu’on a nos ragnagnas. Sinon, bonjour la porte ouverte à toutes les fenêtres et on se mettrait alors à énoncer tout ce qui se passe dans notre corps à chaque petits changements. Et cela, en effet, ça ne regarde pas grand monde. =D
      Merci pout ton passage ici et ton compliment au sujet de ce billet.
      A bientôt je l’espère.
  23. J’ai souris voir ris effectivement. Sans dire qu’on doit en parler avec naturel ou pas, que c’est la faute à notre éducation qui vient de celle qu’ont reçu nos mères, grand mères … il y a surtout que l’on doit pouvoir en parler comme on le souhaite avec nos proches, ne pas se sentir coupable, comme si c’était un secret honteux. Parce que pouvoir dire j’ai mal ça peut amener à moment donné à détecter que ce que l’on éprouve n’est pas si normal (douleurs importantes par exemple) et inciter à en parler à un médecin. Parce qu’en parler c’est lui donner sa place naturelle.
    Maintenant j’attend que chéri aille faire les courses et achète le paquet de tampons/serviettes/cup pour madame comme il achète un kilo de patates, un paquet de pates ou autres.
    Il faut se déculpabiliser homme ou femme d’être humain.
    • « Ne pas se sentir coupable ». Tu as raison de souligner cette notion. Et tu as raison, pourquoi ne pas commencer à glisser ce genre de choses dans la liste de courses pour tenter de faire changer petit à petit les choses. Voilà qui est très malin :-)
  24. Complètement d’accord avec ça! On arrive même à dire à ses collègues « je vais faire caca » (oui, j’ai des collègues très cools!) mais les règles, c’est pas encore ça.

    Mais hélas, les publicités ont complètement façonné notre vision des choses. L’autre jour, j’ai vu une pub sur le saignement des gencives. On y voit une personne qui recrache son dentifrice dans lequel se mêle un filet rouge de sang. Rien de trash, mais ça m’a surprise. C’est là que je me suis dit qu’il n’y avait pas un tabou sur le sang en général, mais celui des règles en priorité. Le sang de la bouche, lui, est bien acceptable que celui des règles.

  25. Bonjour, je pense être plus âgée que vous puisque j’ai passé la quarantaine. Mais je peux vous dire 2 choses que j’ai bien compris :
    1 : certains hommes ne verront jamais de règles de toute leur vie. Qui leur mettrait sous le nez d’ailleurs… Du coup ils sont ignorants et grossiers face à une inconnue qui ne les concernera jamais.
    2 : après toutes ces années, je penses que les règles sont une chance pour les femmes. Elles nous donnent un cycle qui fait vraiment sens dans la vie, elles sont un baromètre naturel de notre santé, elles nous permettent de nous « nettoyer » chaque mois (peau, cheveux), et nous restons en meilleures santé plus longtemps que les hommes. Finalement, j’ai appris à les aimer.
    ;)
    • Bonjour Julie et merci de partager ici ton retour d’expérience. Et tu as raison à propos des garçons. Certains ne verront jamais cela de leur vie. Alors il y a derrière leur regard une forme de déni. D’ailleurs, j’ai été terriblement surprise lorsqu’un ex m’a demandé un jour : ça dure combien de temps tes règles ? Deux semaines ? »
      Non seulement, il avait oublié tout de ces cours de bio du collège, mais en plus, il semblerait qu’aucune de ses anciennes copines n’aient un jour abordé le sujet avec lui. Un peu affligent je trouve…
      :-)
  26. bon j’arrive un peu après la bataille, mais il n’est jamais trop tard !! moi il y a quelques temps je me suis dit qu’il fallait que je commence à en parler à ma fille de 10 ans, et comme tu dis, j’aimerais bien qu’elle soit a l’aise avec ça. et en surfant je suis tombée sur un petit bouquin que je trouve extra, qui décomplexe complètement le truc. http://apprendreaeduquer.fr/livre-regles-femmes/ dans ce lien ils en parlent très bien. évidemment il n’est en vente que sur le net, ça serait trop facile de le trouver au cultura du coin… en tout vraiment ça vaut le coup de le commander… j’avais raconté mes aventures de maman dans ce billet… https://deliresetdesriresdemaman.wordpress.com/2016/07/05/mon-explication-foireuse-du-corps-de-la-femme-a-ma-fille/
    • Merci pour ton partage Sophie qui aiderait certainement plus d’une maman dans le même cas que toi. Tu as raison de vouloir faire les choses bien. Je crois qu’il est important de bien préparer tout le monde pour éviter les traumatismes, les gênes et les tourments.
      Je file lire ton billet dès que j’ai un peu de temps.
  27. Un très beau manifeste qui montre qu’on est encore bien moquée pour quelque chose qui nous est totalement naturel. C’est vrai qu’on a honte d’en parler, de le dire. Les femmes sont traitées de chochote pour des douleurs horribles dues à une maladie dont tout le monde c’est foutu pendant longtemps parce que les femmes doiven souffrir c’est connu.

    merci pour ce texte <3

  28. Coucou ma jolie quel super article je me suis bien reconnue dedans, pour moi part je les ai eu à 12 ans chez mon père et j’ ai hurlé dans les toilettes, mon père s’est moqué de moi malgré ce moment gênant. Bisous et bon courage

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