J’ai grandi, ma consommation aussi

Derrière le pseudonyme blogesque d’Une Cheap Fille, je suis assez souvent justifié du fait de ne pas plébisciter uniquement les choses qui ne coûte pas cher. Voire qui coûtent rien du tout. Parce que derrière ce nom au jeu de mot anglophone, mon envie était surtout de te parler de consommation raisonnée et d’articles au meilleur rapport qualité/prix. Aujourd’hui justement, plus que jamais, parlons consommation raisonnée.

A la base, je prévoyais d’écrire un nouveau billet intitulé « j’ai encore grandi ». Un article qui reprendrais tous ces trucs que je me suis mise à faire depuis quelques temps alors que je ne les avait jamais fait auparavant. Mais en dressant cette liste, je me suis rendue compte que tout ce que je venais de mettre en exergue avait un rapport avec ma façon de consommer.

J’ai donc dressé le constat suivant : j’ai grandi, et ma consommation aussi.

Aujourd’hui, je te livre donc un petit portrait de ma consommation à l’état actuel. Ce qui me fait culpabiliser et ce que j’ai envie d’entreprendre pour mieux consommer et dépenser mon argent plus intelligemment. En bref, toutes ces habitudes de consommation qui sont entrées dans mon quotidien récemment.

Le cas des achats un peu trop impulsifs

Fini le temps où je découvrais un nouveau site de cosmétiques coréennes, un nouvel e-shop de déco ou une vente privée d’une marque qui me faisait de l’œil et pour lesquels je passais commande un peu à l’aveugle.

A l’époque, je me fixais un petit budget pour assouvir ma curiosité en même temps que mon envie de consommer. Je m’offrais ainsi, un petit colis : cadeau de moi à moi qui me faisait terriblement plaisir et que je me réservais comme récompense en cas de « morose day ». Désormais, c’est la culpabilité qui l’emporte sur l’achat compulsif. A base de « sérieux Charline, as-tu vraiment besoin de tout cela ? », « et tu penses au plastique que cela génère ? », « et au transport pour faire venir tes gadgets ? ».

J’ai fini par tirer un trait sur ce genre de pratiques. Et je ne m’en porte pas plus mal.

Je me calme sur Amazon

J’adore Amazon : c’est pratique, la livraison est franchement rapide. Le site permet de comparer rapidement les articles, les prix, les avis. J’avoue que c’est le site vers lequel je me dirige en premier dès que j’ai besoin d’acheter quelque chose d’urgent. Mais, il n’y a pas très longtemps, alors que je m’installais confortablement derrière mon écran pour commander une ampoule, je me suis finalement dit : « une ampoule ? Sérieusement ? Alors que tu as un magasin de bricolage au fond de la rue ? Bouge plutôt ton popotin et va acheter ton ampoule à 500m ! ».

Il y a plein de choses qu’on peut trouver ailleurs que sur Amazon, et pas forcément plus cher. Les livres par exemple. Et je sais que je ferais bien plus plaisir à mon commerçant de quartier en lui rendant directement visite, plutôt qu’en me connectant à mon compte premium.

Choisir l’occasion comme priorité

Le marché de l’occasion ne se révèle plus être une option de second choix. Un monde vers lequel on se dirige lorsque nos moyens ne nous permettent pas de posséder le même article dans sa version neuve. L’occasion, pour moi, c’est aussi l’envie de dégoter de jolies curiosités, de porter du vintage ou de décorer mon appartement avec des meubles ou des objets de caractères. 

Je t’en avais d’ailleurs parlé un peu plus en détail dans cet article.

Réfléchir avant d’acheter

J’avais déjà pour habitude depuis des années, d’attendre une bonne semaine avant de m’offrir quelque chose de nouveau. Quelque chose qui me fait envie, sans véritable utilité j’entends. Un parfum, des chaussures, une nouvelle robe ou deux jolis bols en céramique (comme ceux que j’ai justement vus hier au BHV), par exemple. Evidemment, je ne procède pas du tout de cette façon lorsqu’il s’agit d’acheter des pâtes ou de nouveaux rouleaux de PQ.

Cette période de réflexion me permettait d’être assurément certaine d’avoir envie (et « besoin ») de ce nouvel article. Si au bout de deux trois jours, mon envie s’est dissipée, je peux ranger ma carte bleue. Si, au contraire sept jours plus tard, je repense encore à cette paire de chaussures superbe aperçue dans la vitrine d’un magasin, je peux enfin craquer. Et, si par hasard, le produit ne serait plus en rayon, tant pis. Je m’invente une excuse de karma pas au rendez-vous et je me conforte dans l’économie monétaire que je viens de réaliser, malgré moi.

Il s’opère donc une forme de tri en amont de mes achats et je suis contente d’éviter ainsi des achats compulsifs inutiles.

Acheter des choses plus chères pour espérer une meilleure durée de vie

Il y a peu, mon mec et moi on a mis une semaine à se décider à s’acheter une poêle parce qu’on cherchait le modèle le plus robuste au prix le plus raisonné possible.  Bon, je te l’accorde, une semaine pour une unique poêle, c’est peut-être un peu too much.

Si on a mis autant de temps à se décider c’est que tous les deux, on voulait acheter le model le plus adapté à notre quotidien et dont la qualité suivrait pour plusieurs années. Et pour cela, il faut parfois être patient, comparer, comprendre nos besoins et rehausser un poil le budget avant de passer à la caisse.

D’ailleurs, par extension, j’achète parfois des choses plus chères parce qu’elles viennent de moins loin ou parce qu’elles ont été fabriquées par des gens que je connais.

Raisonnée ma consommation de prêt à porter

C’est certainement mon plus récent « goal » de toute la liste que j’ai dressé aujourd’hui. On parle souvent des méfaits de la fast fashion, des articles modes dont la qualité ne suit pas. Et puis il y a ceux qu’on porte un temps et qu’on jette sans scrupule la saison prochaine, parce qu’on ne les aime déjà plus. On sait que toute ces industrie non durable est une catastrophe pour l’environnement et les hommes qui produisent nos vêtements pas chers à l’autre bout du monde. 

Désormais, j’ai vraiment envie de limiter ma consommation de fringues en me dirigeant vers des articles plus classiques et de meilleur facture. Tant pis pour l’originalité. Je sais désormais ce qui me va, je sais ce que j’aime aujourd’hui et que je continuerai d’aimer dans deux, trois, cinq ans. Oust les pièces trop originales, les couleurs trop connotées et les matières qui subissent beaucoup trop au lavage.

J’ai pour ambition d’acheter moins, mais d’acheter, là encore, de meilleure qualité. Pas sûr que mon porte monnaie si retrouve, mais ce sera quand même mieux pour l’environnement.

Et toi ? Quels sont tes nouveaux buts en matière de consommation ?


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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

9 Comments

  1. Coucou Charline,

    Très bon article, dans lequel je me retrouve parfaitement. Perso, Amazon, j’ai commandé des capsules réutilisables en aciner inox, que je n’ai jamais trouvé ailleurs (celles en plastiques étant carrément nulle sur le long terme). Mais qu’est ce que ça a été compliqué de les recevoir au boulot! En fait, j’ai eu tellement de problèmes de livraisons avec eux, que je ne lasse par eux que quand j’ai pas le choix.
    D’ailleurs, tu parlais de livres, mon prochain investissement sera dans une liseuse, pour arrêter l’achat de livres, car autant certains cela me fait plaisirs de lire et relire, autant d’autres, je ne vais jamais les relire. Et je ne sais jamais quoi en faire… bien que j’ai eu l’idée d’en offrir certains qui m’ont vraiment plus à mes proches, pour leur faire découvrir à leur tour cette belle découverte.
    J’en suis au même point que toi : moins et mieux consommer. D’ailleurs, je n’ai jamais voulu tester les produits cosmétiques coréens et autres qui ne sont pas vendu en France. D’abord à cause de la distance de trajet mais aussi et surtout que certains produits cosmétiques sont interdits ou non vendu en France, car ils ne respectent pas la législation en vigueur. Donc risque pour nous consommateurs.

    Bref, je préfère consommer intelligemment ou du moins le plus intelligemment possible. D’ailleurs, je fais la chasse à l’huile de palme, car j’ai appris que l’on peut en retrouver partout, y compris dans le dentifrice, et j’ai vu des images sur les orangs-outans qui m’ont beaucoup trop marqué pour que je ne fasse pas attention.

    Belle journée à toi,
    Lauriane

    • Coucou Lauriane,
      grâce à ton commentaire, je crois constater que nos points de vue sont quand même très très similaires. Bon, même si moi, à défaut d’une liseuse, j’ai un abonnement à la bibliothèque. Mais c’est un peu la même idée non ?! ;)
      Et tout comme toi, j’essaie de consommer plus intelligemment : me faire plaisir plus seulement parce que je viens d’acheter un truc qui me fait plaisir mais aussi parce que j’ai le sentiment d’avoir « aidé » un petit commerçant, un artisan…
      Et comme toi également, j’ai bannis l’huile de palme. Bon, après, j’ai aussi banni les biscuits et les plats transformés qui potentiellement en contiennent. Alors c’est plus facile aussi.
      Des bisous et à bientôt ! :)
  2. Merci pour cet article ! Je viens juste de découvrir ce blog et je l’aime déjà beaucoup !
    J’ai moi aussi découvert Amazon il y a peu, on commandait pas mal avec le boulot pour des événements et j’avoue que c’est une mine de produits à bon prix.
    Je me pose pas mal de questions sur ma consommation et comment je dépense, ton article fait du bien.
    Merci beaucoup
  3. Je me retrouve totalement dans ton article !
    Mon objectif, acheter 1 fois de bonne qualité et garder le plus longtemps possible …
    Je te rassure ici aussi, on met 1 semaine pour choisir une poêle ^^
    Xo, Malvina
  4. Salut Charline,
    J’arrive par ici comme un cheveu sur la soupe mais je me retrouve tellement dans ton article.
    J’ai eu une crise dépensière récemment et ai fini par tout ramener en boutique : je culpabilisais d’avoir craquer sur des choses dont je n’ai pas besoin.
    C’est parfois compliqué de savoir où on se situe entre nos désirs et nos besoins… Mon gros péché : les fringues. J’ai l’impression de ne rien avoir à me mettre alors que ma penderie est pleine à craquer. Du coup, maintenant avant de craquer, je mets 2-3 fringues en vente. Et en fonction du chiffre réalisé, je me fais plaisir o(u pas).
    Bon je file lire d’autres articles de ton blog :)
  5. Coucou ! Dis donc ça fait ds lustes que je ne t’ai pas laissé de commentaire ! 9a va bien les sms mais ça nourrit pas un blog ^_^bref, article très intéressant et je pense, important. Perso, je suis une grande acheteuse compulsive. Mais je me soigne (des semaines que je n’ai pas acheté un seul rouge à lèvres, si c’est ps un signe, ça). J’essaie de me forcer à réfléchir, si j’en ai vraiment besoin, si je vais vraiment m’en servir… Ma collection de make up me complexe un peu aujourd’hu, même si à mon stade je peux encore à peu près dire vraiment honnêtement que j’utilise tout. Mais je suis au stade où il faut que je m’arrête. Aujourd’hui je louche sur des choses, je vais sur le site, je fais un panier, (comme une boulimique qui bave sur un rayon de gateaux, ça aussi je sais bien faire) avec pour résultat souvent de refermer la page sans commander.
    Ma logique va de paire avec la volonté de ne plus manger d’animaux, et de penser à l’écologie. Ce sont des réflexes qui ne sont pas encore automatiques, comme pour l’occasion… mais que j’essaie de prendre l’habitude.
    D’ailleurs j’ai une furieuse envie de brocante pour trouver certaines pièces que je cherche pour la maison.
    Plein de bisous et merci pour ce billet <3
  6. Mon grand-père disait: « je ne suis pas assez riche pour ne pas acheter de qualité.. » Moi, je suis une férue cliente premium d’amazon, mais ton article m’a fait plaisir: je tends à autant de sagesse que toi pour les mois à venir…
    • Et moi mon père dit : « quand c’est pas cher, c’est déjà trop cher ! » sous entendu que ne pas acheter de la qualité fini par se payer hélas…
      Merci pour ton petit message en tout cas. Et à bientôt sur le blog !

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