Comment un déodorant maison à changer ma vision de la cosmétique

Il y a un peu plus d’un mois, je peaufinais ma « recette » pour me confectionner un déodorant maison. Un produit sur-mesure avec des huiles essentielles, du bicarbonate de soude et des huiles végétales. Autrement dit, avec des ingrédients communs et parfaitement sains. Il s’avère que ce déodorant est une grande réussite. Qu’il fonctionne parfaitement. Alors comme je le disais dans un article dédié : ce déo a eu l’effet d’une petite révolution dans ma salle-de-bain. Et je m’en vais te conter le pourquoi-du-comment, dès à présent.

Si je te demandais de me conter un « souvenirs de déodorant » tu penses à quoi ? Perso, à cette question je répondrais :

• les effluves écœurantes et étouffantes de la bombe aérosol Ushuaia grenade dans la moiteur d’un vestiaire féminin non ventilé
• le fameux déodorant que j’ai oublié d’appliquer le jour de mon premier Tinder-Date (alors que j’avais pourtant passé 1h à me maquiller)
• la très grosse déception survenue la fois où j’ai testé la pierre d’alun

Voilà, je crois bien que j’ai fait le tour. Et, finalement, des anecdotes de déodorants, je n’en ai pas tant. Et sais-tu pourquoi je n’en ai pas tant ? Eh bien parce qu’un déodorant c’est un truc carrément « obvious », dont tout le monde se fout et pour lequel on ne risque pas vraiment d’en retenir des anecdotes transcendantes. On transpire, on achète du déodorant ; de la même façon que l’on achète du PQ parce que l’on fait caca, des mouchoirs en papier parce que l’on a chopé le rhume où des tablettes de chocolat Lindt à la fleur de sel parce que l’on est déprimé.

Seulement, moi, il a quelques semaines, j’ai bifurqué du chemin du « j’ai besoin donc j’achète » pour me rapprocher du « j’ai besoin donc je fabrique ». Et, tu l’auras deviné, sur le plan cosmétique, j’ai jeté mon dévolu sur le déodorant. C’est pourquoi, depuis peu désormais, j’ai une plus grosse « anecdote déodorant » à te conter.

Maintenant, mon déodorant est composé d’huiles essentielles, de bicarbonate de soude, de Maïzena, d’huile végétale, de cire d’abeille et c’est moi qui le fabrique. Et tu sais quoi ? Ce déodorant est efficace.

Genre, il est vraiment efficace

Sous entendu : il est plus efficace que le déo Cadum que je portais l’année dernière. Il est aussi plus efficace que le spray Ushuaia de mes années lycées. Plus efficace encore que le stick Dove qui a servi mes dessous de bras plusieurs « millénaires » durant.

Plus efficace (l’ai-je suffisamment dit ?), alors que seulement une poignée d’ingrédients le composent. A contrario, dans le déodorant de mon supermarché il faut une calculette pour compter les acteurs de sa liste INCI. Et ce alors que son efficacité n’en ai pour autant pas garantie.

Cherchez l’erreur.

Forcément, à l’inverse d’un produit de supermarché, mon déodorant ne contient ni conservateurs, ni colorants, ni parfums. Autrement dit, mon déodorant ne contient aucun ingrédient dont l’utilité peut-être remise en cause.

Et si la cosmétique était aux soins ce que les plats industriels sont à la cuisine ?

Ce rapprochement entre plats industriels et cosmétiques de supermarché m’a semblé presque évident. Or, dans ma cuisine, je ne consomme par de plats préparés. Pas de lasagnes Picard, pas de Danette choco-pistache, pas de poissons panés… Et depuis quelques années, je m’évertue même à faire disparaître un maximum de mets transformés dans mon quotidien. Pourquoi, dans cette logique n’en serait-il pas de même avec les produits de ma salle-de-bain ?

C’est ce que je suis sérieusement en train de penser.

Alors, évidemment, au même titre que je ne me séparerais pas du beurre dans mon frigo, de ma moutarde où de ma sauce Tabasco, certains produits cosmétiques continueront de trôner sur l’étagère de ma salle-de-bain. Toutefois, j’ai désormais envie de considérer avec plus d’importance les produits dit « bruts » tels que les huiles végétales, les huiles essentielles, le gel d’aloé-vera ou encore d’autres petites pépites dont je ne soupçonne pas encore l’existence.

Et cela dans le but de consommer plus responsable, de réduire mes déchets, de me tenir à la page sur ce que je fous sur mon épiderme et de me plaire à passer en cuisine pas seulement pour me faire des pâtes à la carbonara.

Affaire à suivre…

Et toi dis-moi, as-tu déjà pensé à révolutionner ta façon de consommer ?
As-tu déjà fabriqué tes propres cosmétiques ?
Aimes-tu des lasagnes Picard ?


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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

16 Comments

  1. Pour ma part le naturel à sauve mes cheveux secs et ma peau ! Huile de coco, de ricin, d’abricot pour me démaquiller. Huile d’amande douce pour hydrater le corps, etc…. et en plus c’est moins cher !! Si à l’avenir tu as des recettes c’est volontiers !
    • Il faut que je teste l’huile de ricin ! Depuis le temps que j’en entends parlé :)
      Et concernant d’éventuelles autres recettes, je ne manquerais pas de venir m’étaler ici. Affaire à suivre ;-)
  2. Je ne fais que remettre constamment en cause ma manière de consommer. Mais depuis janvier (ce qui a coïncider avec un changement pro de la plus haute importance, je dois le préciser !), c’est encore pire. Je n’en suis pas à traquer les compos, moi j’ai plus envie d’un retour au calme intérieur. Avant de découvrir la blogo, j’achetais des produits cosmétiques « comme ça », sans me prendre la tête et je n’avais très certainement pas cent mille pots de crèmes ouverts, quarante palettes de fards à paupières et un tiroir remplis de vernis. C’est plus la surconsommation qui me travaille, tu vois.
    Je ne vais pas dire que je suis entrain d’entrée dans la team « zéro déchet » (elles ne voudront pas de moi, ahah !) mais j’y tends. En alimentation, j’essaye de cuisiner, ce que je n’avais pas fait depuis mes années étudiantes (!!) et donc d’acheter des aliments simples (c’est très chouette Grand Frais, j’avais oublié ;))
    Il y a deux ans, j’ai assisté à un atelier pour faire ses propres cosmétiques. On a réalisé une poignée de produits que j’ai utilisés jusqu’à la dernière goutte, dont un déo hyper efficace. Ensuite, je me suis mise toute seule à faire ce que je voulais mais ça n’a pas été convaincant : mon shampoing (recette aroma zone) me grattait le cuir chevelu, je n’étais pas douée pour les cuissons, j’en foutais de partout… l’enfer ! J’ai vite abandonné. Mais ce que je n’ai pas perdu, c’est le goût des choses simples. Comme toi, j’imagine, je reçois beaucoup de bidules à tester mais entre deux collaborations, ce que je préfère appliquer sur mon visage ce sont les eaux florales en guise de lotion et du gel d’aloe vera pour remplacer la crème. Rien ne vaut la simplicité :)
    Merci pour cette article, tu as une très belle plume et c’est un plaisir de te lire !
    • Ce matin même, alors que je m’appliquais à réveiller ma peau avec un coton bien imbibé d’eau florale, je me disais justement que ce petite geste (somme tout assez futile), je ne l’évincerais jamais. J’aime beaucoup trop l’eau florale et ce geste matinal qui réveille la peau, nettoie en douceur et rafraichi parfaitement. Et cela devant les vertus et les bienfaits d’un produit si naturel.
      :)

      Comme toi, je ne serais jamais un bon exemple, je crois, en terme de zéro déchet. Mais j’essaie de faire des efforts sur ma consommation : ne rien laisser se périmer dans mon frigo, terminer mes produits de beauté avant d’entamer quelque chose d’autre. Et, comme tu le dis, ce n’est pas toujours évident lorsque l’on reçoit gratuitement des produits qu’on nous invite à tester pour nous en faire un avis.

      Quoi qu’il en soit, je vais continuer à faire mon déo moi même, utiliser des eaux florales et globalement, faire attention à ce que je consomme. Dernièrement, j’ai même eu envie de revendre toutes mes palettes et autres accessoires make-up pour ne m’offrir qu’un seul produit qui me correspondrait à 200%. Affaire à suivre… :)

      Merci de ton passage sur mon blog en tout cas,
      reviens quand tu veux. Moi, je serais là ! ;)

  3. Je fais de plus en plus de cosmetiques maison mais je n’ai pas encore teste le deo! Il va falloir que je m’y mette! Je vais tester cette recette (j’ai vu le lien dans le commentaires precedent!) ! Merci :)
  4. oh oui un déodorant maison ou simplement un baume déodorant 100% naturelle + vegan, c’est vraiment génial.C’est vraiment une très bonne alternative à tous ces déodorants tellement chimiques. J’ai justement testé un baume déodorant de la marque Clémence et Viven. J’avais publié un article et j’ai vraiment beaucoup aimé ce baume. Je viens de le finir ce matin en plus. Ce qui est génial c’est qu’on peut l’utiliser durant un long moment avant qu’il soit vide. Mais je vais aussi me faire un déodorant maison. Faut juste que j’achète de la cire d’abeille encore.
    Merci pour ton article !
    Des bisous
    • J’ai souvent entendu parlé des déo vendus par Clémence et Vivien. En bien. Et, comparé au Soapwalla, ils affichent, eux, un prix tout à fait décent. :)
      Mais les tester désormais n’est plus à l’ordre du jour.
      Merci de ton passage :)
      A bientôt
  5. Hello,
    J’adore ton article. J’ai raconté mes « aventures » de déo dans un article. On est sur la même longueur d’onde de ce coté. Ahahah.
    Je suis en pleine révolution aussi. Je crois que ca a commencé par un shampoing solide chez moi.
    Mais j’ai très envie de me mettre à « faire moi-même » comme toi.
    Merci

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