La Parisienne 2018 : je l’ai couru !

Si mes souvenirs sont bons, je n’ai pas participé à une compétition sportive depuis La Vallée des Défis en CM1. A moins que ça ne soit mon inter-club de danse quand j’avais 11 ans. Pourtant, dimanche 9 septembre 2018, j’ai pris le départ de la course La Parisienne 2018 aux côtés d’un bon paquet de nanas. Il parait qu’on était quelque chose comme 25 000. Un pied de nez à l’allergique au sport que j’ai été et que je pensais encore être il y a quelques mois. Aujourd’hui donc, je te livre mon retour de course : La Parisienne, je l’ai fait !

Il y a encore quelques mois, voire semaines, j’étais incapable de tenir l’endurance plus de 10 minutes. Le sport, je n’ai jamais vraiment aimé ça. Enfant, j’ai stratégiquement évité un bon paquet de rencontres sportives et des années plus tard je peinais à obtenir un 10 en EPS, pour le baccalauréat. Alors, qui l’aurait cru qu’un jour je m’inscrive, de mon plein gré, à une course de 7 km, telle que La Parisienne ?

Certainement pas mon « moi » de l’époque, en tout cas.

Alors, forcément je garderai longtemps ce souvenir de mes petites baskets roses, sur les Champs Elysées dépouillés de voitures. Le grand obélisque se dressant en face de moi et l’Arc de Triomphe, timide, dans mon dos.

La Parisienne, « un peu » plus qu’une simple course

La Parisienne 2018, ce n’était pas seulement ma participation à un événement sportif. Cétait un challenge personnel, mais aussi l’histoire d’une rencontre.

Mon départ était prévu dimanche 9 septembre, pour 9h30. Mais mon enrichissante expérience a démarré vendredi matin. Sur le village de l’événement, je faisais la bise à Manon et Anaëlle, que je saluais pour la première fois. Car si je me suis retrouvée, à courir ces sept kilomètres, c’est un peu (beaucoup !) à cause de Manon et d’un petit message envoyé nonchalamment quelques semaines auparavant, sur Instagram.

Alors vendredi matin, aux côtés de mes deux copines de course, mon dossard dans les mains, j’ai réalisé que ce challenge était devenu concret. J’allais vraiment courir ces sept kilomètres, ce fameux moment aurait lieu d’ici une poignée d’heures. J’ai été gagné d’un enthousiasme inédit, et d’un peu de stress aussi. Au passage, c’était quand la dernière fois que j’ai couru, déjà ?

Quand arrive le Jour J !

Et puis dimanche matin. Le réveil est un peu piquant mais j’ai préparé mes affaires bien studieusement la veille : paire de chaussettes Décathlon, tee-shirt de rechange, petite serviette éponge, bouteille d’eau et dossard évidemment… Me voilà plus que parée. Station Opéra : la rame de métro est bondée de nanas en legging, tee-shirt bleu et bracelet coloré aux poignets. Pas encore arrivée sur les lieux que je suis déjà prise dans le tumulte de cette rencontre gigantesque et exclusivement féminine.

Je sors du métro noyée dans cette marrée géante qui se dirige vers le village. Pas évident de retrouver mes copines de courses parmi toutes les futures coureuses présentes sur les lieux. Il y a du monde. Beaucoup de monde ! Et, pour te donner une idée de la foule immense présente ce jour là, sache que me rendre aux toilettes m’aura pris 20 minutes. Vingt minutes ! Debout, dans la file d’attente, face à un alignement de chiottes préfabriqués nauséeux.

D’ailleurs, avec du recul, je me demande si ce n’était pas cela, l’épreuve la plus difficile de la journée.

Long est le départ

Mais bref, je retrouve les copines et, à 9h30, comme convenu, on s’engouffre dans notre sas de départ. L’attente est longue. Très, très longue. Car l’on arrive sur le Pont d’Iéna, où la ligne de départ se profile, environ 1h30 plus tard.

Le lendemain, je lirais beaucoup de commentaires négatifs au sujet de cette interminable attente debout, sous le soleil et dans la poussière. Il est vrai que l’organisation a vraisemblablement faillit. Mais, je conçois qu’il ne soit pas aisé de rendre fluide un tel bain de foule pas toujours bien discipliné sur les tranches d’horaires à respecter.

Toutefois, malgré l’attente, nous arrivons surexcitées derrière le porche de départ et à la fin du compte à rebours, je sens pousser des ailes sur mes baskets Nike. La sensation est dingue. Toutes les femmes devant moi. La foule de coureuses semble s’étendre à l’infini. Et puis il y a les encouragements : les enfants qui veulent taper dans nos mains, leurs pancartes destinées à leurs mamans. Il y a les animations, les percutions, les fanfares et les chanteurs de gospel.

I dit it (comme dirais les New-yorkais) !

Et puis bien sûr il y a Paris. Paris la superbe et ses monuments imposants : l’entrée majestueuse du Grand Palais, les colonnes du Palais de Tokyo, le Pont de l’Alma, l’interminable allée des Invalides et les quais de Seine, bucoliques. Enfin, il y a elle, grande et emblématique Dame de Fer. Et avec elle la ligne d’arrivée au bout des sept kilomètres.

Je n’ai finalement pas concrétisé les deux objectifs que je m’étais fixé. Mais je ne me suis jamais arrêtée. Moi, Charline, ex-allergique au sport étiquetée « petite grosse qui n’arrive pas à ce bouger », j’ai couru les 7 kilomètres de La Parisienne 2018, sans m’arrêter. Mais le plus étonnant encore c’est que j’ai kiffé et que j’ai déjà envie de recommencer.

A quand la prochaine alors ? 


author avatar

Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

4 Comments

  1. Je vois que la crêpe fut le meilleur des remèdes. Au moment de la finish line, quelle émotion !
    J’étais cette petite boule asthmatique au collège qui n’aimait pas faire de sport. Et puis je me suis bougée. Ma première sortie j’ai fait 750 mètres sans m’arrêter. Et là nous avons fait les 7km. Dingue !
    Malgré le désagrément de l’attente, je vais quand même racheter mon dossard 2019. Plus pour le symbole, parce que c’était ma première course. Voir mon évolution, est-ce que l’année prochaine je vais le faire plus vite ? Me sentir moins fatiguée à l’arrivée ?
    La prochaine course arrivera bien vite. Il va me falloir un autre objectif !
  2. Coucou Charline !!
    Ça fait plaisir de te revoir sur le blog :) Je te suis sur instagram mais tes articles plus longs sont toujours sympas à lire. Même si on ne se connait pas, sache que je suis hyper fière de toi. Comme je te l’ai déjà dit, on a exactement le même parcours « sportif » toutes les deux donc te voir t’éclater me rappelle à quel point moi aussi je m’éclate quand je me fixe des objectifs plus ou moins réalisables…
    J’essaierai d’y repenser la prochaine fois que je préfère me poser sur le canapé plutôt que d’enfiler mes baskets ;) Passe une belle journée

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.