Cinq conseils pour progresser en course à pieds

Je voulais nommer ce billet « cinq conseils étonnants ou méconnus, pour progresser en course à pieds ». J’ai aussi hésité avec « cinq conseils qui m’ont fait apprécier la course à pieds ». N’ayant pas trouvé la formulation adéquate pour te séduire, voilà finalement un titre bien bateau pour un contenu un poil plus original.

Pour me motiver et pour m’aider à progresser en course à pieds, j’ai écouté et lu pas mal de recommandations. Du bon choix des baskets à l’importance de la régularité, j’ai commencé par les inévitables prérogatives. Des conseils que j’ai bien évidemment mis en pratique et que tu seras forcément en train d’expérimenter à un moment donné si, toi aussi, tu veux vraiment te mettre à la course à pieds.

Mais la pratique et la curiosité m’ont aussi amené à expérimenter d’autres petites astuces. Des trucs un peu moins indispensable mais qui ont tout de même leur importance dans ma carrière de runneuse professionnelle (pas du tout). Ces conseils, je te les livre aujourd’hui car c’est aussi cela le sport : l’entraide et le partage, même dans la sueur et les vêtements synthétiques qui sentent le cassoulet périmé.

Ne pas se comparer aux autres

Je commence cette course liste avec un conseil aussi pertinent qu’universel. Alors, je sais, cette recommandation est très répandue et pas franchement surprenante. Mais il me faut t’en parler parce que, de mon expérience, je me suis rendue compte qu’on fini tôt ou tard par se comparer à quelqu’un. Qu’on le désire ou non. Et à ce moment là, il est impératif de se souvenir qu’on a tous nos propres histoires, nos déboires et nos objectifs personnels. Il est donc inutile de se flageller en se comparant aux caïds de la discipline. A l’inverse, inutile aussi de minimiser les efforts des autres, de se prétendre plus studieux dans ses entraînements, plus combatif dans sa progression.

Dans le fond la seule personne avec laquelle tu as droit de te comparer c’est ton « ancien toi ». Ton « toi » qui préférait le canap’ à la paire de baskets et qui peinait à tenir le rythme devant la première difficulté. Garde en tête cette unique acceptable comparaison quand tu flancheras.

Quand aux autres, contente toi de puiser chez eux la motivation nécessaire et tâche, à ton tour de motiver d’autres pratiquants, même de la plus petite façon qui soit.

 

Courir avec le sourire

A la base de ce conseil, il y a celui, bien plus généraliste, que ma donné un jour mon petit-ami. En substance, il m’incitait à sourire pour parer aux journées moroses et pas bien réjouissantes. Ce conseil, je l’avoue, je n’ai jamais réussi à le mettre en pratique. Mais, ne doutant pas des bienfaits que génère un simple sourire, je suis convaincue qu’on puisse le mettre plus aisément en pratique dans le sport, et la course à pieds en particulier.

Aussi, même lorsque les kilomètres s’allongent, que la fatigue se fait sentir et que la plante des pieds chauffe sérieusement : souris ! Souris-toi à toi même, montre que tu es content d’être ici. Force ton corps à décupler les sensations positives. Et puis souris aux autres ! Aux cyclistes qui te doublent, aux coureurs que tu croisent et aux passants que tu rencontres. Tu seras étonné de recevoir autant de salutation et de sourires en retour. Soient autant de stimuli encouragements qui se propagent et vont te faire encore plus apprécier ton run.

Courir en regardant droit devant soi

En débutant le running, j’avais une fâcheuse tendance à courir en regardant mes pieds. Ou à ne porter mon regard que sur les quelques petits mètres devant moi. C’est que, à l’époque, je faisais un vrai déni de la distance qui me restait à parcourir. Mon regard ne voulait pas prêter à attention à l’environnement autour qui lui rappelait qu’on était parti pour en chier un petit moment encore. C’était une erreur évidemment, compte tenu de la position pas bien sportive que cela génère.

Regarder 50 mètres, 100 mètres ou même bien plus loin encore c’est adopter une posture plus dynamique. Le buste redressé, le dos plus étiré et les épaules détendues, voilà une bonne base pour valoriser ses aptitudes. Sans compter qu’en regardant plus loin, on prend conscience de son environnement. On profite d’un angle de vue plus large qui nous offre des montagnes, des décors et des situations. Pas seulement le bitume froid des quelques mètres devant nous. Ainsi, on peut même se laisser aller à flâner, regarder le paysage et se détacher de toute la concentration qu’on mettait précédemment dans sa foulée. Finalement la sortie course prend une forme de balade et c’est tout de même plus agréable de ce point de vue là.

Visualiser son « moteur »

Ce conseil est l’un des derniers que j’ai découvert et qui s’est révélé particulièrement efficace. Lors d’une précédente sortie où je peinais à retrouver une foulée optimisée et commençait à montrer des signes de lassitude et de faiblesse, je me suis mise à me concentrer sur mes cuisses. J’ai alors pensé : « tes cuisses sont puissantes, se sont elles le moteur de tes jambes. Ne mise pas tout sur tes pieds et focalise toi sur ces muscles qui ne risquent pas de flancher ». Et bien ça a fonctionné. Je courais en faisant confiance en mes cuisses. Je les visualisais tenant le plus gros poste de commandement de toute ma jambe. Les genoux, les mollets et les pieds suivaient, sans que j’eu besoin de me concentrer d’avantage sur ma foulée. A toi donc de trouver ton propre moteur et de te concentrer dessus. Cela peut-être tes cuisses mais aussi tes poumons ou bien ton cœur. Ainsi, lorsque tu te laisseras destabiliser, pense à ton moteur. Au fait que se soit lui la tête pensante de toute la machinerie et que tant que lui est serein, alors tout va bien. 

Ne pas penser que tout est foutu si seulement une chose ne va pas

J’ai une fois entendu cette métaphore que j’ai trouvé très pertinente : « courir c’est comme construire un château de cartes ». On se concentre pour monter un à un stratégiquement chaque pallié mais il suffit qu’une carte vacille pour que le château s’écroule dans son intégralité.

Imagine maintenant ton run comme ce fameux château fragile. Un château du genre à s’écrouler au moindre essoufflement inhabituel, à la première sensation de froid ou, au fameux point de côté. D’ailleurs, je pense que n’importe quel coureur à déjà fait cette expérience : constater un infime détail qui « cloche » pour qu’en un claquement de doigts on ai envie de tout replier. Alors, qu’en soit il y n’y a pourtant qu’un seul petit tracas qui s’est dressé. Un seul tracas qui nous a pourtant fait écourter la séance.

Une seule carte qui a fait s’écrouler le château.

Alors quand quelque chose ne va pas et semble mettre à mal la totalité de la sortie, il convient de se rappeler de cette métaphore. Si quelque chose ne va pas, tout n’est pas perdu pour autant. Il faut simplement reprendre le temps de se concentrer : ralentir, se replacer et continuer. Les sorties peuvent parfois mal débutées. Mais elle peuvent aussi rependre du poil de la bête pour finalement t’offrir de vraies bonnes sensations dont tu garderas de bien chouettes souvenirs.

Et toi, quels sont tes conseils pour progresser et se faire plaisir en course à pieds ?


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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

One Comment

  1. Merci pour cet article, il est vraiment pertinent et original je trouve par rapport a ce qu’on l’habitude de lire et d’entendre, ça fait un beau moment que j’ai envie de commencer la course a pied mais tjrs faute de temps et de motivation, j’espère pouvoir faire le pas cette année 2020 n’challàh et peut être pouvoir courir à la course contre le cancer du sein qu’on organise le mois d’octobre de chaque année ici a Alger, pourquoi pas !

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