21,0975

Un chiffre comme seul et unique titre : 21,0975. C’est bien la première fois que tu lis cela sur Une Cheap Fille. Un chiffre qui résonnera forcément pour un bon paquet d’entre vous mais qui n’évoquera peut-être pas grand chose pour d’autres. Alors, dans l’article du jour, il va être question de ce chiffre et de pourquoi il apparait subitement, là, comme ça, en grand et en titre.

Lorsque j’avais 22 ans, je fréquentais un garçon qui ne jurait que par le sport à tous les niveaux. Un mec qui alignait les distances en vélo ou en courant, qui s’habillait au Vieux Campeur et qui passait ses week-ends à arpenter la montagne en chaussures de trail.

Une fois, il me racontait son dernier challenge qu’il était fier et content d’avoir réalisé. Il venait de courir le semi-marathon d’Annecy. À l’époque, il me parlait du chrono qu’il avait fait et de pourquoi il était content de sa performance. J’avoue, je pipais pas grand chose de ses propos à ce moment là mais j’avais quand même des étoiles dans les yeux à écouter son récit de course. Je me disais : « Courir un semi-marathon, c’est incroyablement fou ! Courir sur une telle distance mais comment peut-on faire ça ? Que se passe-t’il dans la tête et les jambes des gens qui font ça ? Mon dieu, mais surtout, comment peut-on y prendre du plaisir ? »

À l’époque, je ne le savais pas encore, je n’avais même aucun moyen de l’envisager, mais, pourtant, 8 ans plus tard, je trouverai les réponses à ces questions par ma propre expérience.

21,0975 kilomètres, c’est la distance d’un semi-marathon.

Et, c’est cette distance que je m’apprête à courir.

Mais pourquoi ?

C’est certainement la question qu’aurait posé la Charline de l’époque : « Pourquoi ? ». Quoiqu’en vrai, la Charline d’autrefois aurait plutôt dit à mon moi d’aujourd’hui : « t’es pas sérieuse meuf ? Toi ? Courir 21 kilomètres, mais c’est tout bonnement impossible ! ». Parce que, ouais, il y a quelques années, je m’en sentais tellement incapable, que l’idée même de courir une telle épreuve ne m’aurait absolument jamais traversé l’esprit.

Et c’est peut-être bien de ce postulat qu’est née la raison de ce soudain challenge : épater mon ancien moi et démontrer ses capacités à celle que je suis aujourd’hui.

Je ne reviendrais pas sur les raisons qui m’ont pensé à me mettre au running mais, quand j’y repense, il y un peu plus de trois ans, lorsque j’ai entrepris de me remettre doucement au sport, je m’étais balisé un parcours de running de 2 kilomètres. Une boucle au départ de mon appartement à Albertville, un pont à traverser pour rejoindre la rive gauche de l’Arly, la redescente du fleuve jusqu’au prochain pont puis la remontée jusqu’à chez moi sur l’autre rive. Un itinéraire volontairement « coincé par la rivière » pour m’empêcher de capituler en cours de chemin et de couper pour rentrer plus facilement. À l’époque, je me souviens, il m’avait fallu quatre ou cinq sorties pour enfin arriver à boucler le parcours en courant tout du long.

Je partais de très loin.

(Presque) aucun objectif de course

Tous les coureurs vous le diront : on prend forcément le départ d’une course avec au moins un objectif. Le mien sera le suivant : la terminer !

En vrai, je fais ici pas mal de raccourcis, car dans les détails, je veux surtout terminer cette course sans me blesser et avec la sensation d’avoir couru et kiffé mon semi-marathon. Pas en l’ayant subi. Ainsi, comme pour mes premiers entrainements aux 7 kilomètres de La Parisienne, en 2018, je continue de me répéter ce mantra : « plus tu en chies maintenant, plus tu kifferas le jour J ! ».

Evidemment, si je me retrouve aujourd’hui en possession d’un dossard pour ce qui va certainement être le moment le plus fort de mon année 2020, c’est grâce (ou à cause) de Manon. Ma partenaire officielle de course depuis le début de cette aventure. Sans sa motivation, ses encouragements et sans son côté « tête brûlée » aussi, je crois que je serais encore en train de cracher mes poumons au moindre ridicule footing de 500m.

Alors voilà, le challenge est enclenché, dans 79 jours, 13 semaines d’entrainements, 39 sorties courses, je vais courir les 21,0975 kilomètres du semi-marathon de Paris !

Et toi alors, qui a déjà couru une ou plusieurs fois une telle distance, as-tu des conseils à me partager ?

En illustration de cet article, ont été utilisées des photos de mon dernier 10km officiel à l’occasion du Téléthon à Barby.


 

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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

2 Comments

  1. Mais ooooouuuuuiiiiii !!!! J’avais raison sur Insta et je te l’ai dit il y a quelques années quand tu as commencé à courir sérieusement ;) C’est la suite logique, la distance de foufou qui fait peur mais qui reste aussi atteignable une fois qu’on a mis le pied à l’étrier. Tu as le meilleur des objectifs je trouve. J’avais le même lors de mon premier semi et c’est celui que j’ai le plus apprécié car je n’ai pas une seule fois regardé le chrono, j’ai juste profité des paysages et des bonnes sensations !
    • Hihihi ! C’est vrai que c’est la suite logique oui. Mais bon, c’est pas rien hein ! :D Je veux dire, ça me fait quand même pas mal flipper. Surtout lorsque, comme hier, je rentre lessivée et un peu déprimée d’une sortie de 9km qui m’a mise KO… :/
      En tout cas, merci de partager ton enthousiasme et ton témoignage de première course. Le jour J, je vais, en effet, tâcher de kiffer et ça sera déjà énorme :D
      La bise et à bientôt Marie !

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