10 choses (que vous ignoriez) à propos de mon corps

Il parait qu’on a toutes et tous un corps et qu’il n’est jamais, ô grand jamais, le truc parfait, équilibré et sans défaut que l’on voit dans les magazines. C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, j’ai eu envie de te livrer 10 particularités propres à mon corps. Dix petites choses qu’à coup sûr, je ne suis pas la seule à partager.

Quand j’ai lu ce premier sujet de billet sur le blog de Lucie Beauty And Gibberish, j’ai trouvé l’idée pertinente, intéressante et même positive. Parler de 10 particularités liées à notre physique, en voilà une bonne approche pour déculpabiliser et se libérer des complexes.

Alors, voici aujourd’hui, 10 choses que vous ignoriez certainement, à propos de mon corps.

Pour la plupart des gens, j’ai des gros seins

Mais non. Vraiment non. J’ai toujours eu des petits seins. Du moins, des seins petits par rapport à ma corpulence. Même lorsque je faisais du 44-46, je ne faisais « qu’un » 95C. Mais allez savoir pourquoi, pour mon entourage, par effet d’optique, tout le monde s’imaginait que j’avais une poitrine imposante. Une camarade d’école m’avait même demandé, en cours d’EPS, si, comme elle, je n’étais pas dérangé par le mouvement de mes seins quand je courrais… Alors non, vraiment pas non. Jamais.

Je possède encore quatre dents de lait

Mes quatre prémolaires pour être exacte. Et si elles sont toujours en place c’est parce que les dents définitives qui auraient dû prendre leur place n’ont tout bonnement jamais existé. Par ailleurs, il me reste encore deux dents de sagesse que je suis censé faire retirer. Le souci c’est que la précédente extraction des deux premières ne s’est pas super bien passée. Retourner voir mon stomato’ pour une nouvelle épreuve de force m’angoisse carrément. Aussi, j’hésite à les garder à vie…

J’ai des vergetures autour du nombril

Et ce alors que je n’ai jamais mis d’enfant au monde. Elles sont apparues à l’adolescence. Je m’en souviens particulièrement de ce jour où je les ai aperçu dans le miroir : larges et violacées. Mon corps à toujours choisi mon bide comme zone de stockage préférée. Alors, forcément, un jour, ça a fini par craquer. C’était terrible, elle me dégoûtaient profondément, me mettaient terriblement mal à l’aise. Je me suis sentie profondément moche, sans mentir ! Et cela m’a valu de faire attention à mon alimentation quelques temps.

Dans la même lignée, même si j’étais peu convaincue, j’avais même acheté un soin spécial vergetures, secrètement, chez Yves Rocher. Mais elles sont restées. Des années et des années avant de s’atténuer. Aujourd’hui, elles ont totalement blanchies et elles sont quasiment invisibles. Voilà qui me rassure. Toutefois, le ventre reste la partie de mon corps que je hais le plus.

Je suis atteinte de la maladie de Reynaud

Rien de grave évidemment. Sinon, je n’en parlerai pas sur mon blog de façon désinvolte. Cette maladie n’engage absolument pas mon pronostique vital. Et, rassurez-vous, je ne risque pas non plus de créer une campagne de crownfounding pour vous proposer de financer mon prochain traitement. Cette maladie touche mes extrémités, et notamment mes doigts. Ainsi, lorsque j’ai légèrement froid, ma circulation sanguine s’altère et mes doigts deviennent, au choix, blancs ou très foncés. C’est bizarre, impressionnant parfois. Mais pas franchement grave, donc ça va.

Quand je souris, on voit mes gencives

Je crois que j’étais presque ado quand j’ai découvert que lorsque je souriais, mes gencives du haut venaient faire un coucou. Rien d’anormal. C’est juste que c’est un phénomène qui n’apparait pas chez la majorité des gens. En fin de compte, ce truc là, je m’en fou complètement. Ce n’est même pas une « anomalie », c’est juste « comme ça » et basta !

Seulement, un jour, alors que j’avais dû poster une photo de moi, grand sourire, sur Instagram, on me fait la remarque que « l’on dirait des dents de cheval ! ». Evidemment, cela me blesse. Mais je saisi qu’il faut que je passe outre. Je connais cette particularité, ce n’est pas un défaut, je n’ai jamais été gênée par cela, alors ce n’est pas une nana inconnue au bataillon, derrière son écran, qui va me faire complexer (non mais !). Et, dans la foulée, je comprends aussi que ce genre de remarques peut générer de terribles complexes, pour peu que l’on soit un peu fragile, un brin mal dans sa peau. Conclusion : ne faites jamais de remarques sur le physique des gens. Ni sur les réseaux sociaux, ni dans la vraie vie. Jamais.

J’ai eu un piercing au cartilage de l’oreille

18 ans, ma majorité en poche, je pousse la porte d’un salon de tatouage pour réaliser ce dont je rêve depuis une poignée d’années : me faire percer le cartilage de l’oreille pour y arborer un petit strass hyper discret. Une fois le bijou installé (qui n’est, provisoirement, qu’une boule en acier), on m’annonce une période de cicatrisation de plusieurs mois et, faute de chance, une petite infection retarde le moment où j’ai enfin pu troquer ma boule grise contre un petit cristal de Swarovski. Mais, dans les faits, je me rends compte que le bijou demeure douloureux, difficile à changer et des années plus tard, alors qu’il me fait régulièrement mal si j’ai eu le malheur de dormir dessus, je décide de l’abandonner. Le désagrément et les douleurs qu’il me causait n’étaient pas à la hauteur de l’amour que j’avais pour lui. Bye bye donc, mon piercing à l’oreille.

J’ai désormais une forme de détachement par rapport à ma pilosité

Il fut un temps ou je me rasais tous les deux-trois jours pour ne dévoiler aucun poils intrusifs. Mais cela, c’était avant.
J’ai des poils, c’est comme ça et finalement on n’en a tous alors à quoi bon, laisser penser que ce n’est pas le cas. Si je ne me sens toutefois pas (encore) en mesure de me balader en short alors que je ne suis pas épilé depuis 6 mois, je n’ai plus aucune gêne à arborer quelques poils sur les jambes ou sous les bras. De toute façon, qu’on se le dise, personne ne le remarque et quand bien même se serait le cas, qu’importe, qu’est-ce qu’on s’en fou après tout !

Je suis migraineuse 

De mon enfance, je me souviens de ces crises horribles de « mal à l’œil » comme je les appelais. Des moments de douleur intense que mes parents n’arrivaient pas à calmer, qui me donnaient la nausée et me faisait vomir assez régulièrement. J’imagine l’angoisse de ma maman lorsque, me tenant la moitié du crâne, j’hurlais à la moindre sur-exposition au bruit, à la lumière, aux odeurs…

Et puis, un jour (eurêka !), on m’explique que je souffre de migraines. Que oui, cela fait extrêmement mal mais que, ce n’est pas si grave. Dans la foulée, on trouve un traitement qui me convient et l’on m’explique que le mieux serait encore de comprendre ce qui les déclenche et d’éviter ainsi les situations susceptibles de les provoquer. Je passe plusieurs à années à les subir, à m’enfermer dans le noir quand elles surviennent et que je n’ai pas pris mes médicaments à temps. Et puis, petit à petit, je comprends que le vent, les changements de températures violents, les lumières accrues ou encore les odeurs prononcées sont autant de petits facteurs qui peuvent déclencher ces maux de têtes compliqués à gérer. Alors, j’apprends à les éviter, à ne pas tarder avant de prendre mes anti-douleurs. Aujourd’hui, je crois, que je les vis enfin bien ces crises de migraine.

J’ai décidé de laisser mes cheveux blancs tranquilles (depuis que ma coiffeuse m’a dit qu’elle les trouvait jolis)

Tenter de rendre moins visibles mes quelques cheveux blancs, est une mini quête que je mêne depuis plusieurs années. Elle va, elle vient, et plus par curiosité que par vrai nécessité de les éradiquer, j’ai tenté le henné et la coloration végétale.
Avant de prendre rendez-vous chez ma coiffeuse il y a quelques semaines, je me suis dis : allez je me fais couper les cheveux et ensuite, je me fais une petite coloration ton sur ton pour camoufler mes cheveux blancs. Et puis, alors que ma coiffeuse s’occupait de ma tignasse, elle complimente l’implantation de mes cheveux blancs. Elle ajoute qu’elle les trouve jolis et qu’il apportent des reflets à ma couleur. Il n’en fallait pas moins pour me convaincre de ne plus m’en préoccuper.

A cause de plusieurs épilations de la lèvre supérieur, je porte « une moustache de Dartagnan »

Je t’en avais rapidement parlé dans un précédent article à propos de l’un des plus gros regrets de ma vie. Car depuis ces expériences d’épilation de la moustache, j’ai hérité d’une vilaine tâche (en fait, très légèrement perceptible) au dessus de ma lèvre. Une trace qui se révèle encore plus en été avec le soleil et qui imite très bien une petite moustache de Dartagnan. C’est pas très jo-jo mais je dois faire avec. Et surtout, je dois bien la protéger du soleil pour éviter qu’elle ne devienne trop visible à nouveau. 

Et toi, dis moi, quelles sont les particularités de ton physique ?
Est-tu migraineuse ? As-tu des piercings ou des tatouages ? Qu’est-ce que tu fais de tes cheveux blancs ?


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Blogueuse à l’humour discutable qui aime les trucs gratuits, les rouges à lèvres foncés et les pâtes à la carbonara.

12 Comments

  1. Coucou Charline.

    Haha, moi aussi j’ai le syndrome de Raynaud, d’ailleurs en écrivant ces quelques lignes, mes doigts sont bien gelés. Sinon, je déteste mes jambes, car avec syndrome de Raynaud j’ai la chance de faire de la rétention d’eau…
    Sinon, mes dents ne sont pas droites, notamment à cause de mes dents de sagesses qui continuent à sortir. Mais, le fait de me dire qu’il y a le nerf de la mâchoire juste en dessous, et que je dois passer par la case hôpital, euh non merci. Je vais les laisser à leur place (qui plus est les dents bougent tout au long de notre vie alors bon… XD).
    Mon dos se relou qui fait mal aussi. 4 ans de douleurs qui viennent et qui repartent. Et les séances de sport n’ont rien changé. Je vis donc avec… (vu que mon médecin pense que c’est un lumbago j’ai pas fini d’avoir mal XD)

    Merci pour cet article qui nous montre et nous pousse aussi à nous accepter comme on est avec nos imperfections :)

    • Hello Lauriane !
      Je suis presque contente de tomber sur quelqu’un qui a également le syndrome (ou la maladie) de Reynaud ! J’ai presque envie de te demander si tu as été officiellement diagnostiqué par un spécialiste ? Ou si tu as déjà effectué des examens plus poussés pour observer l’étendue de la maladie… :)
      Je t’enverrai d’ailleurs peut-être un mail.
      Les dents de sagesse, c’est une vraie plaie. Et puis, l’extraction en elle même, qu’on choisisse de la faire en anesthésie locale ou générale, c’est vraiment pas un moment de plaisir.
      Merci pour ton commentaire en tout cas. En espérant que tu viennes tout de même à bout de tes problèmes de dos un jour.
      A bientôt !
  2. Coucou Charline,

    J’ai adoré ton article et j’ai trouvé tes photos très poétiques voila !
    J’avais également adoré l’article de Lucie, intéressant, pertinent et positif.
    Je te félicité pour cette mise à nue, qui j’avoue me fait flipper. Je ne suis pas certaine d’oser faire de même.

    Je souffre également de migraine, j’ai des vergetures, des poils, pas de piercing, ni tatouage, pas de cheveux blancs pour le moment et d’autres trucs que je trouve plus ou moche chez moi, voilà !

    La Bisette ma jolie, et à bientôt,

    Sophie

    • Hello Sophie !
      Merci pour ton commentaire. On remerciera mon amoureux pour ces jolies photos (c’est vrai). C’est d’ailleurs, parce que c’était lui le photographe que j’ai osé le faire.
      Merci aussi pour ton témoignage. A bientôt, bisous !
  3. Coucou Charline,
    Ecoute-moi j’ai trois tatouages dont je suis extrême fière, bien sûr j’ai droit aux remarques du genre alal tu fais ta rebelle « oui toute fait je sors de prison » pauvre société lol
    Et je suis comme toi je déteste mon ventre, a mon plus grand regret je me regarde à peine dans le miroir quand je porte un maillot bain..

    Bise

    Laurianne

    • Hello Lauriane,
      Le regard des gens concernant les tatouages, c’est un peu fou quand même. Pas mal de gens ont de bons gros a priori là dessus. Alors, que bon, ça reste ton corps et tu fais bien ce que tu veux dessus :D
      Je comprends complètement ton regard à propos de ton ventre. C’est quand même une grosse partie de soi en fait ! :D
      Merci pour ton commentaire en tout cas. Et à très bientôt !
  4. Coucou Charline!
    ton article est magnifique! autant par le message que tu envoies (on est toutes belles!!) autant par les photos qui l’illustrent (dans la suggestion poétique). alors merci!!! c’était tellement plaisant à lire!! Alors pour cet article qui me touche particulièrement je laisse un commentaire. ce qui est plutôt très rare…
    je dois répondre par 10 choses sur mon corps? je vais plutot te faire une promo et en donner que 5…
    – j’ai été rousse pendant un an avant de passer au violet foncé. ce que peu de monde sait, c’est que finalement j’aime pas du tout les photos de moi en rousse ^^’
    – je n’ai que les oreilles percées (2 tous a chaque oreille), n’ai aucun tattoo et ne veux surtout pas changer ca!
    – je suis donneuse de sang, veilleuse de vie (ca veut dire que je suis inscrite sur les regitres de don de moelle osseuse) et militante pour ca!! (ca « coute » tellement peu au donneur par rapport a ce que « gagne » le receveur).
    – j’ai des « grains de beauté en volume ». et certains qui étaient plats commencent à sortir. je trouve ca très moche. particulièrement pour un au niveau du ventre. mais ils ne sont pas dangereux et la chirurgie laisserait des cicatrices pires d’après ma dermato.
    – je me préfère avec plusieurs kilo de moins, mais ce poids la est trop bas par rapport à ma taille… alors je ne me pèse que rarement pour ne pas mettre ma santé en danger sans me sentir mal pour autant.
    Bizoux et merci pour ta bonne humeur, ton sourire et tes messages toujours positifs!!
    • Coucou Anna,
      Mille mercis d’avoir pris le temps de me laisser un petit mot. Qui plus est, ton commentaire est très agréable et positif. Cela fait du bien de partager des choses à propos de son propre corps. A propos de ses complexes, de ses douleurs, des choses qu’on aime ou qu’on aime pas chez soi.
      Merci d’avoir joué le jeu. Et à très bientôt je l’espère.
      Bonne journée.
  5. Pour le syndrome, c’est suite à une entorse que je suis allée chez un spécialiste. Il m’a posé quelques questions, et vu que je démarrais joyeusement des engelures avec mon entorses, il m’a dit que j’avais très certainement ce syndrome. Par la suite, il me semble que j’ai passé des examens pour confirmer chez lui. Mais je me souviens plus du détail, ça fait 14 ans maintenant, donc ça date un peu. Je vais rechercher un peu et te tiendrait au courant. Si tu veux m’envoyer un mail pas de souci :)
  6. Coucou Charline,
    Joli article et jolies photos pour l’illustrer. Il a l’oeil ton Robert ;)
    Une de mes particularités, j’ai des quadriceps très développés mais je dis toujours que c’est pour aller avec mes gros mollets ;) J’ai aussi des trapèzes assez conséquents… En fait, ça me fait surtout me sentir forte !! J’ai appris il y a quelques années à assumer mon côté un peu « robuste ».
    J’ai aussi essayé d’avoir un piercing au tragus qui n’a jamais voulu cicatriser donc je l’ai enlevé et j’ai décidé que j’allais m’en tenir aux tatouages pour les modifications corporelles ^^
    Belle journée
  7. Bel article et belles photos ! Ça montre que finalement on a tous des petites choses qu’on apprécie pas chez nous mais que les autres remarquent pas forcément, des fois on se fait des fixettes pour rien ^^ Mais on a aussi des choses qu’on aime et je trouve important de les dire ! Ou qu’on a appris à aimer :)
    J’ai aussi quelques particularités, mais je vais sûrement pas en faire un article ou ma maman risque de faire une crise cardiaque ^^ (à propos de tatouages :P)
    • Ahah naaaaaaan ! Tu as des tatouages dont ta maman n’a pas connaissance ? :D Cachotière tu fais ! ;)
      Mais sinon, comme tu dis, le problème ce n’est pas les particularités physiques. Le problème c’est ce qu’on a décidé d’en faire : une force, un rien du tout, ou un complexe…

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